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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 17:08

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Il est courant à gauche de s'abstenir de toute critique paraissant trop virulente vis-à-vis de François Hollande de peur d'être suspecté de "faire le jeu" de la droite voire de l'extrême-droite. Pourtant, depuis l'élection de ce dernier, jamais la gauche, le salariat et les classes populaires n'auront été aussi maltraitées par un président soucieux de multiplier les gages au MEDEF, à la droite et même souvent à l'extrême-droite.

 

Qualifier Hollande de ce qu'il est est donc tant une nécessité pour éclairer le débat publique qu'un acte salvateur pour la gauche si elle ne veut pas se faire complice d'une des plus grandes escroquerie commis en son nom depuis Guy Mollet.

 

2011 : hold-up sur la primaire socialiste pour mieux servir le patronat

 

Dès son retour sur le devant de la scène médiatique lors la campagne des "primaires socialistes" de 2011, Hollande multiplie les déclarations visant à séduire tant l'oligarchie capitaliste (grand patronat, actionnaires, finance, banque) que la pensée unique libérale surreprésentée dans les médias et refusant toute alternative aux politiques de régressions sociales et d'austérité engagées par Sarkozy.


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Tout changer pour ne rien changer tel était le message subliminal adressé au grand capital par le prétendant Hollande déclarant que les Français devraient "travailler plus et plus longtemps", qu'il devraient "faire des efforts" prônant l'objectif de retour du déficit public à 3% dès 2013, cher à Sarkozy et à Merkel, contre la position jusque là adoptée par le PS.

 

L'opportunisme et l'inconséquence de Martine Aubry faisant la course derrière les déclarations droitières de François Hollande en se ralliant à l'objectif 3% dès 2013 mineront littéralement la "gauche du PS", Montebourg apparaissant comme un recours possible pour une alternative pour se ranger au final piteusement derrière François Hollande après le 1er tour des primaires...

 

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Pour parachever l'imposture, François Hollande crée la surprise en annonçant à un mois des primaires la création de 60 000 postes dans l'éducation nationales destinée à compenser les suppressions drastiques de postes sous Sarkozy (au moins 80 000). Fabius, soutient de Martine Aubry, s'étrangle y voyant une proposition peu "crédible" financièrement. La dérive droitière et pro-austérité de la candidature de Aubry et de ses soutiens allant jusqu'aux strauss-kahniens brouille son positionnement ; le flou est total alors que les médias et les sondages proclament Hollande déjà vainqueur avant le vote des primaires.

 

Opportunisme, arrangements et cynisme (et inconséquence du camp Aubry) permettront à Hollande de réussir son hold-up sur les primaires socialistes en étant finalement investi  en tant que candidat du PS aux présidentielles du 2012 sans que ces prises de positions socialibérales n'aient réellement fait l'objet d'un débat  (mise à part quelques révélations de fin de campagne sur la duplicité de son conseiller Pascal Terasse distinguant promesses de campagne et ce que ferait Hollande en matière de retraites s'il était élu)

 

2012 : la légitimité du changement 

 

La droite haït le plus souvent Hollande, non pas pour son orientation social-libérale prononcée, mais plutôt dans la mesure où ce dernier a battu son mentor, Nicolas Sarkozy, en faisant la promesse du changement aux électeurs.

 

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Ce que repproche la droite à Hollande est d'avoir été élu président par le peuple qui voulait se débarasser de Sarkozy, comme si la fonction de Président de la République lui revenait naturellement (déclaration de Barroin : "la gauche a gagné par effraction"). La droite ne supporte pas le vote du peuple quand ses idées sont désavouées. Là réside très certainement le fondement son idéologie conservatrice et les limites de son adhésion aux valeurs démocratiques.

 

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Si le Front de Gauche par la voie de son candidat Jean Luc Mélenchon a appelé les électeurs à se débarasser de Nicolas Sarkozy, dont le bilan était calamiteux, il a toujours été sans concession vis-à-vis du positionnement droitier de François Hollande qui a choisi de tourner le dos à la gauche et de la diviser en entamant une campagne sous le slogan "donner du sens à la rigueur". C'est avant tout sous la pression du Front de Gauche et de l'aspiration populaire à une rupture politique vis-à-vis de Sarkozy que Hollande a été contraint de se contredire en promettant le changement lors du discours du Bourget.

 

Ses engagements  de campagne ont été foulés au pied dès le lendemain du second tour des législatives de juin 2012, une fois le PS certain d'avoir la majorité absolue à l'assemblée nationale.

 

Depuis son élection : trahisons et reniements

 

  Il n'y a pas eu de virage ou tournant socialibéral dans la politique objectivement menée. (Encore moins "virage social-démocrate", expression serinée par les médias comme si Hollande poursuivait une politique réformiste d'accompagnement du capitalisme dans l'intérêt des salariés et des classes populaires)

 

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C'est une politique libérale et austéritaire, fidèle à celle engagée par Sarkozy qui est poursuivie dès le début du quinquennat Hollande :

 

- ratification du TSCG (ou pacte budgétaire) au mépris de son engagement de campagne de renégocier le traité (le traité prévoyant d'inscrire l'austérité budgétaire dans la constitution, des libéralisations notamment du secteur ferroviaire, des attaques contre le droit du travail, le report de l'âge de départ à la retraite...)

- non hausse du SMIC,

- aucune amnistie sociale (les syndicalistes restent traités comme des voyous).

 

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Peu de temps après avoir abrogé la hausse de TVA décidée sous Sarkozy, Hollande et Ayrault assomment les consommateurs et les services publics à l'occasion de la remise du rapport Gallois en annonçant un pacte de compétitivité prévoyant 20 milliard d'euros de crédits d'impôt (en plus des niches fiscales massivement octroyées par la droite que Hollande ne remet pas en question) compensés par des hausses de TVA et des coupes budgétaires supplémentaires à celles déjà prévues en vertu du pacte budgétaire.

 

Le virage n'est donc qu'idéologique puisque la tête de l'exécutif assume désormais pleinement un discours de "baisse du coût du travail" et de politique de l'offre sans s'interroger sur la ponction que représente le coût du capital (Hollande se veut même l'avocat du taux de marge des grosses entreprises) Dans le même temps, les mauvais coups continuent contre les emplois saccagés par la rapacité de la finance et les licenciements boursiers (Florange)

 

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Le mauvais feuilleton du "coût du travail" prétendument trop élevé continue au premier semestre 2013 avec la signature de l'ANI (accord national interprofessionnel) représentant une attaque sans précédent contre le code du travail dont la logique est de faire travailler les salariés davantage, pour être moins bien payés sous peine de licenciement. A cette occasion, Hollande et Ayrault sommeront les parlementaires socialistes de voter la loi tel que voulue par le MEDEF.

 

La casse sociale se poursuit à l'automne 2013 avec l'allongement de la durée de cotisation portée à 43 ans, dans l'optique de faire travailler les salariés jusqu'à 66 ans en moyenne et ce au mépris de l'engagement du PS de rétablir la retraite à 60 ans.

 

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Début 2014, François Hollande promet de nouveaux cadeaux au patronat avec l'annonce d'un "pacte de responsabilité" représentant 30 milliards d'euros. Restant dans un premier temps évasif sur les options de mise eu oevre, charge à Valls, fraîchement nommé Premier Ministre après la débâcle des municipales, d'en proposer une version particulièrement dure pour les modestes et les salariés et généreuse pour le patronat.

 

  La nomination de Valls et la mise en œuvre du pacte de responsabilité

 

  Dès sa nomination, Manuels Valls complète les 20 milliards d'euros du crédit d'impôt compétitivité instauré par le pacte de compétivité de l'automne 2012 par 10 milliards d'euros de nouveaux cadeaux au patronat en supprimant toutes les cotisations patronales sur les emplois payés au SMIC, en baissant les cotisations sociales patronales de 1,8 point pour les emplois payés jusqu'à 3,5 SMIC. Le pacte de responsabilité est complété par l'annonce de 12 milliards d'euros de baisse d'impôts pour les entreprises : Valls se targue d'en donner encore davantage au MEDEF.

 

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Gattaz avait pourtant déjà annoncé que ces cadeaux iraient dans la poche des actionnaires sans s'engager sur la création d'emplois.

 

  Les classes populaires font les frais de ces cadeaux au grand patronat et à la finance qui se traduiront par 50 milliards d'euros de coupes budgétaires dont 19 milliards d'euros dans le budget de l'état (les impôts versés par les contribuable paieront ce que le patronat ne paie plus au détriment des services publics), 10 milliards d'euros de coupes dans l'assurance maladie, 10 milliards pour les collectivités territoriales et le reste imputé "du système de prestations". Valls a détaillé les mesures anti-sociales de son plan de rigueur : les prestations sociales ne seront pas revalorisées jusqu'à octobre 2015, gel des retraites de base et complémentaires, reconduction du gel du point d'indice dans la fonction publique, report de la revalorisation du RSA, du complément salarial... 

 

Prétendant prendre des mesures en faveur des salariés modestes, Valls pioche dans le programme du FN en haussant le salaire net par une baisse du salaire brut - différence que les salariés devront payer de toute manière via l'impôt puisque l'Etat devra compenser le manque à gagner pour la sécurité sociale malmenées par ces cadeaux qui vont asphyxier son financement

 

Jamais une majorité issue d'une victoire électorale de la gauche n'aura été aussi dure avec les faibles et généreuse avec les puissants et n'aura autant fait la misère aux salariés et aux modestes pour gaver l'oligarchie capitaliste.

 

 

Avec la nomination de Manuel Valls, personnage le plus droitier et extrême-droitier du PS (la droite ne s'y trompe pas - cf. vidéo ci-dessus), Hollande a voulu donner des gages au MEDEF, à la droite et au FN croyant voire dans les résultats des municipales le signe d'une droitisation de l'électorat. Surjouant la "percée du PS", les médias ont minoré voire nié la percée du front de gauche traduisant le succès de l'opposition de gauche à la politique néolibérale menée par Hollande. 

 

Les résultats des municipales sont pourtant clairs : les listes gouvernementales, y compris celles soutenues ou menées par EELV et le PCF sont lessivées ; celles d'oppositions de gauche sont victorieuses. L'exemple le plus spectaculaire est la victoire de la liste EELV-PG à Grenoble (40% au second tour alors que le PS derrière lequel s'était rangé le PCF s'était maintenue au 2nd tour - pas de percée au FN qui régresse à 8,53)

 

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Le pacte de responsabilité est l'ultime larcin réalisé par Hollande à l'encontre des classes populaires, rendu possible par le caractère monarchique de la Vème république :   le peuple vote, le monarque fait ce qu'il veut, les parlementaires sont caporalisés (le courrier des 100 députés "mutins" - sic" n'aura au final débouché que l'absention de 11 députés socialistes lors du vote de confiance au gouvernement Valls).

 

Menteur vis-à-vis des électeurs auxquels il a promis le changement en 2012 auxquels il a volé leur victoire sur Sarkozy et sa politique et en la poursuivant et l'aggravant,

 

Multipliant les hold-up à l'encontre des salariés et les classes populaires pour gaver le MEDEF,

 

N'hésitant pas à placer un revolver contre la tempe de ses propres électeurs lorsque le PS brandit à chaque élection la menace du vote FN, encouragé par sa propre politique, dans l'optique de sommer la gauche de se ranger derrière lui sans condition dès le premier tour...

 

Caporalisant les parlementaires en leur imposant une politique pour laquelle ils n'ont pas été élus et sans possibilité d'amendement, envoyant ses sbires distiller le chantage d'une dissolution.

 

Autoritaire vis-à-vis de son propre parti auquel il impose le très social libéral Jean Christophe Cambelis, maître en l'art de vérouiller les appareils politiques sans aucun vote des militants et leur volant le droit à un débat sur les causes de la bérézina électorale des municipales.

 

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Mensonges, pressions, caporalisme, casse sociale : les institutions de la Vème république autorisent toutes ces dérives. Remplacer Hollande par un autre monarque ne changerait rien. Il faut défaire la Vème république pour rendre la souveraineté au peuple et mettre les gangsters néo-libéraux hors-jeu.

 

Il est crucial de sanctionner dès maintenant l'austérité et leurs chantres politiques lors des élections européennes du 25 mai prochain qui pourront également être l'occasion de bouleverser en France les rapport de force électoraux afin de permettre au Front de Gauche de prendre la tête d'une alternative de gauche au fiasco de l'expérience Hollande.

 

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 11:08

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Hollande durcit la politique de Sarkozy

 

Alors candidat, Hollande avait promis aux Français le changement. Il n'est malheureusement depuis son élection que le sinistre continuateur de l'austérité et la régression sociale qui ont marqué le quinquennat Sarkozy :

 

- ratification du pacte bubgétaire (TSCG) et sévère cure d'austérité (10 milliards d'euros de coupes budgétaires en 2013, 15 milliards d'euros en 2014)

- hausse de la TVA ce qui représente une ponction de 7 milliards d'euros pour offrir 20 milliards de crédit d'impôt compétivité (qui sont autant de niches fiscales supplémentaires).

 

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- allongement de la durée de cotisation (portée de 41,5 à 43 annuités) - alors qu'il n'y a aucune fatalité à faire travailler plus longtemps,

- rigueur salarial et en particulier du SMIC, accors scélérat de l'ANI (= travailler plus pour gagner moins)

 

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Début janvier 2014, Hollande faisait passer un décret visant à banaliser le travail le dimanche. A ce propos, il ne s'agit pas de "permettre" aux travailleurs dont les salaires sont gelés de gagner plus mais de moins les indemniser et généraliser le travail le dimanche pour déréglementer le temps de travail et au passage sinistrer le petit commerce.

 

 

Bercy est devenu le portique du MEDEF et des banques. Les coups tordus que même Sarkozy ne pouvait pas se permettre, Hollande et son quarteron de politicards vendus au patronat les réalisent sans aucune scrupule (Goodyear).

 

L'arnaque d'un social-libéral qui s'est présenté en candidat du changement

 

Le fond de l'arnaque que représente la politique menée par Hollande réside dans le fait que ce dernier avait promis le changement. A ceux qui n'en pouvaient plus de la politique de Sarkozy qui n'avait eu de cesse de passer en force notamment lors de la réforme des retraites de 2010, la victoire de la gauche pouvait représenter l'espoir d'un avenir moins sombre.


François Hollande discours du Bourget la changement c'est maintenant

 

A côté de cette promesse, Hollande et le PS n'ont pas hésité à brandir la menace d'une défaite de la gauche si elle ne votait pas pour lui dès le premier tour ("vote utile" ou "vote efficace")

 

François Hollande avait pourtant fait connaître dans un passé pas si lointain son adhésion aux idées libérales ("travailler plus et plus longtemps"). 

 

La montée de la candidature de Jean Luc Mélenchon durant la présidentielle de 2012 et l'aspiration populaire à une rupture politique avec le sarkozysme l'ont très certainement contraint à s'engager sur une série de promesses (60 engagements), notamment lors du discours du Bourget ("mon ennemi c'est la finance") :

 

C'est sur cette base que de nombreux électeurs de gauche ont voté pour lui et c'est dans cette mesure qu'il a trompé la confiance des électeurs puisqu'il agit en continuateur de la politique de Sarkozy : coupes budgétaires, hausse de la TVA, allongement de la durée de cotisation, rigueur salariale...

 

 

 

Ne se bornant pas mener une politique de droite, François Hollande assume pleinement depuis mai 2013 et plus encore durant ses voeux de fin d'année et l'annonce de son "pacte de responsabilité" son adhésion aux idées du MEDEF : "baisser le coût du travail" (sans jamais parler la ponction que représente le coût du capital sur l'économie, poursuite des coupes budgétaires publique et sur la sécurité sociale...

 

Hollande pleurnichait ainsi le 14 janvier que 'le taux de marge des entreprises" aurait été en 2012 le plus bas de son histoire... Pathétique pour un président issu de la victoire électorale de la gauche en mai 2012.

 

François Hollande socialibéral

 

PS, UMP et FN : partenaires officiels de l'embrouille des esprits

 

Si le PS mène une politique de droite, de quoi se plaint donc la droite?

 

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Sauf à mettre en adéquation avec se qu'elle défend et participer au gouvernement Ayrault (Valls n'a rien à envier à Sarkozy par exemple), la droite n'a guère de choix mis à part surrenchérir et en demander davantage en feignant l'insatisfaction (par exemple lors de la réforme des retraites de 2013). Attitude qui tient lieu d'alibi pour le PS prétendant y voir la preuve qu'il mènerait une politique différente de la droite.

 

Quant au MEDEF, il applaudit des deux mains quand Hollande lui propose un "pacte de responsabilité" (entendre de nouvelles baisses de prélévement pour le patronat supportées par les salariés et les contribuables modestes). Dans son sillage, les pigeons, les bricoleurs du dimanche, puis les bonnets rouges tentent de prendre la tête de la contestation populaire contre ce qu'ils appellent le "matraquage fiscal".

 

bonnets rouge ecotaxe Bretagne fiscalité

 

De quel matraquage parle-t-on? Celui que représente la hausse de TVA, soit une ponction de 7 milliards d'euros (sur les transports en commun, le lait pour nourisson...) directement pour financer de nouvelles niches fiscales aux entreprises (en plus des 30 milliards d'exonération de cotisations patronales déjà existantes).Il n'y a eu aucune remise en cause sous Hollande des privilèges fiscaux accordés par la droite aux riches et aux grosses sociétés.

 

 

Ce matraquage fiscal ne vise pas à financer les services publics et la protection sociale (qui subissent des coupes et des attaques encore plus drastique sous Hollande), mais bien les grosses entreprises et sans aucune contreparties sur l'emploi : la hausse de TVA est là pour ça : voler aux pauvres pour donner aux riches. 

 

L'embrouille consiste aussi chez les médias à présenter le FN en parti anti-système qui n'en n'est pas un

et dont la victoire serait inéluctable. Bien entendu, les médias travaillent en permanence à discréditer le Front de Gauche - la seule alternative pour sortir de cette spirale infernale - et son candidat à la présidentielle Jean Luc Mélenchon dépeint en looser ou personnage agressif

 

outrances Mélenchon

 

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Ce que les médias décrivent comme une " irresistible montée du FN" tient lieu de chantage pour le PS  sommant le reste de la gauche de se "rassembler" c'est-à-dire se dissoudre derrière lui dès le premier tour des municipales de mars 2014. Exit donc toute diversité à gauche hormis le parti socialibéral qu'est le PS, exit tout rapport de force électoral vis-à-vis de ce dernier qui poursuit la politique de Sarkozy au niveau national et dont les barons locaux se démarquent rarement dans leurs collectivités.

 

2013 a été calamiteuse pour la gauche. Qu'en sera-t-il de 2014?

 

Hollande ne comprend rien d'autre que le rapport de force. Sans mobilisation massive des travailleurs et de la gauche, il continuera sa politique d'attaques sociales. Le Front de Gauche n'a rien à gagner des alliances à géomètre variables au niveau local (comme à Paris) qui brouille la position de fermeté que nous devons tenis vis-à-vis de l'austérité (autant qu'elle compromettent un programme véritablement alternatif)

 

révolution fiscale Front de Gauche TVA fiscalité

 

Ne laissons pas la réaction occuper le terrain et truster la colère des travailleurs ! La bataille contre la hausse contre la TVA c'est MAINTENANT. Signez et faîtes signer la pétition

 

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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 11:41

Un projet digne de Sarkozy, Fillon ou Balladur

 

 

jean marc ayrault réforme retraite cotisations  

 

 

Le rapport Moreau prétendait "dévoiler" des pistes : allongement de la durée de cotisation, hausse des cotisations, désindexation des pensions, modification du calcul des retraites dans le secteur public (idée démagogique et injuste à l'encontre des fonctionnaires), taxer les retraités via la CSG... L'essentiel des efforts étant supporté par les salariés. 

 

Après plusieurs mois de suspense (sic), Jean-Marc Ayrault annonçait les mesures suivantes : hausse de la durée de cotisation portée à 43 ans (pour les générations nées après 1973), hausse du montant des cotisations salariales, dans un contexte où les salaires sont gelés.

 

A l'inverse pour le patronat, les hausse de cotisations seront compensées par des baisses de cotisation famille. Comment seront financées les allocations familiales ? Le gouvernement se plait à présenter cette réforme comme "soft" avec la complicité du MEDEF et de l'UMP répétant qu'ils ne sont pas rassasiés... Les mesures annoncées sur la pénibilité ou encore le travail à temps partiel.. ne sont que marginales.

 

 

MEDEF Gattaz

 

 

En outre, lors de la liquidation des droits à la retraite la moitié des salariés est hors emploi ; la durée moyenne cotisée s'élève à 31ans et celle validée à 37,75 selon le COR (chiffres 2012). Les salariés ne travailleront pas plus longtemps mais verront leurs pensions amputées.

 

Cette réforme est en réalité dure pour les salariés et digne d'un gouvernement de droite. Elle entérine la réforme des retraites de 2010 puisqu'il n'est plus question de rétablir la retraite à 60 ans et l'aggrave. Elle met en péril le financement des allocations familiales en faisant courir le risque d'un transfert de ce dernier vers la TVA ou la CSG.

 

François Hollande n'a fait que se soumettre à Baroso en appliquant les recommandations (entendre le chantage de la commission européenne contre des sanctions contre les pays en déficits...)

 

L'imposture de la hausse de l'espérance de vie

 

 

L'argument matraqué par la pensée dominante est celui d'une hausse de l'espérance de vie alors que c'est au contraire l'abaissement de l'âge légal de la retraite à 60 ans qui a notamment permis une hausse de l'espérance de vie. Par ailleurs et désormais, l'espérance de vie en bonne santé diminue (63,1 ans). Faut-il y voir la conséquence des précédentes réformes Balladur, Fillon, Sarkozy allongeant la durée de cotisation et repoussant l'âge légal ? La dégradation des conditions de travail? La précarisation et paupérisation du monde du travail ?

 

 

retraite allongement durée cotisation

 

 

Aussi, dans le passé lorsque l'espérance de vie progressait, la part de la richesse nationale produite affectée à la retraite suivait aussi cette évolution (5% du PIB en 1960 - 10% en 1990). Mais depuis, les gouvernements semblent s'interdire d'augmenter cette part... Le taux de cotisations patronales vieillesse n'a pas bougé depuis 1980 et si l'actuel gouvernement s'apprête l'augmenter il reversera immédiatement le volume prélevé sous forme de baisse de cotisations famille (quelques données sur les retraites).

 

Quant au ratio entre actifs et retraités il est certes passé de 2,7 en 1980 à 1,5 aujourd'hui mais dans le même temps les progrès de la productivité (et l'intensification des rythmes de travail) font que deux actifs produisent aujourd'hui autant que 3 en 1983. Le déséquilibre est donc compensé. 

 

Le gouvernement est schizophrène au point de contredire ses prévisions de croissance au vu des projections qu'il retient pour le financement des retraites (le niveau de chômage reste inchangé jusqu'à 2020...). Or ce sont justement le chômage ou encore le gel des salaires pour cause d'austérité salariale qui pèsent aussi sur les comptes sociaux en limitant les recettes.

 

 

salaires valeur ajoutée

 

 

Le vrai clé du problème ne réside donc pas tant au niveau de l'espérance de vie (compensée par la hausse de productivité) que dans le partage des richesses entre revenus du capital et du travail. Or depuis les années 80, les revenus du travail ont perdu 10 points de richesse (PIB) au profit du capital.

 

Des alternatives existent

 

 

Le débat public sur les retraites est systématiquement étouffé par la pensée unique martelant qu'il n'y aurait pas d'autres solutions que de faire cotiser plus longtemps au nom d'un diagnostic biaisé comme vu précédemment.


Les alternatives existent : par exemple faire contribuer tous les revenus (et notamment la finance), relancer l'emploi et augmenter les salaires, augmenter (et moduler) les cotisations patronales (voir les propositions de la CGT). (Voir aussi propositions de Force Ouvrière). 
Ces propositions ont malheureusement été systématiquement balayées par ce gouvernement qui préfère courtiser le patronat et la finance que de défendre les intérêts du peuple et des salariés. 

 

 

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Il ne reste que la rue pour nous faire entendre ! Manifestons massivement le 10 septembre ! L'enjeux est double : défendre nos retraites et les allocations familiales (dont le financement est mis en péril par les baisses de cotisations famille offertes au patronat).

 

Revandiquons par exemple l’abrogation des réformes mises  en places par la droite depuis 1993 ; la retraite à 60 ans à taux plein et au minimum au niveau du Smic ; une réelle politique de lutte contre le chômage et d’augmentation des salaires et la fin des exonérations de cotisations sociales.

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 18:42

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Meurtre de Clément Méric : quand des médias renvoient la victime et le bourreau dos à dos...


Il était effroyable d'entendre, quelques heures après la mort de Clément Méric, assassiné par des skineads, des médias tels que le Point répandre l'insinuation selon laquelle Clément Méric aurait cherché la bagare comme si la responsabilité de la mort de la victime incombait à cette dernière.

 

Si le juge d'instruction n'a pas retenu l'homocidide volontaire (qualification choisie par le parquet, en revanche plusieurs témoignages attestent que l'aggreseur, Esteban Morrillo, militant du groupuscule d'extrème-droite Troisième voie, portait des poings américains lorsqu'il a frappé sa victime (et qui ont d'ailleurs été retrouvés à son domicile).

 

Serge Ayoub Troisième voie JNR   Serge Ayoub Troisième voie JNR I telé   index-copie-10.jpg

 

Honte à BFM et ITélé qui invitent Serge Ayoub, leader des JNR et de Troisime Voie (photos ci-dessus) groupuscule d'extrème-droite violent dont Esteban Morillo était militant. Voir les fresques du Local (siège des JNR) ci-dessous représentant Besancenot décapité ou Simone Weil avec des cornes de diable... On appréciera le bon goût de Serge Ayoub, condamné dans le passé pour trafic de stupéfiants, et désormais invité respectable de BFM et ITélé...


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Dans le même temps, des fumeux médiacrates tels que Christophe Barbier s'interrogeaient ainsi : « est-ce que Jean-Luc Mélenchon n’est pas aussi responsable par sa violence verbale ?».

 

Christophe Barbier Mélenchon violence verbale

 

Dernières nouvelles : RTL croit faire le buzz en révélant une vidéo de la RATP selon laquelle Clément Méric serait l'aggresseur. Le Monde et le Nouvel Obs reprennent le "scoop" sans même prendre l'attache des services de police dont RTL se fait l'exégète. Les vidéos étant sous secret de l'instruction, serait-on tenu de croire sur parole RTL... ce, alors que la police dément la thèse de RTL. Le Nouvel Obs est contraint de rétro-pédaler le lendemain évoquant 2 versions. La RATP dément être à l'origine de la vidéo

 

Cet amateurisme médiatique cache en réalité une entreprise de dédiabolisation médiatique de l'extrème-droite visant à souiller la mémoire de la victime,Clément Meric,en le présentant comme l'agresseur.

 

jnr-marine LP      

 

  Dans un premier temps, les médias sont allés jusqu'à relayer la parole de Marine Le Pen, prise pour agent comptant (sans même être contredite), prétendant n'avoir aucun lien avec Serge Ayoub, Troisième voie et les JNR. Jean Luc Mélenchon a-il droit à un tel traitement de faveur médiatique?

 

 

Le meurtre de Clément Méric n'est pas un événement isolé : il est le fruit d'une succession de violences : saccage d'un bar gay à Lille, attaque contre la commémoration du meurtre de Brahim Bouarram le 1er mai, agression raciste à Agent, menaces de mort et harcellement à l'encontre de militants de gauche ou encore en fin des manifestations contre le mariage pour tous (cf. lynchage d'un journaliste). Les groupuscules d'extrème-droite à l'origine de ces violences doivent être interdits et lumière doit être faite sur les relations entre le FN et ces groupuscules.

 

 

lynchage journaliste manifestation anti-mariage pour tous Invalides

 

 

Jean François Copé et Ciotti sont irresponsables en renvoyant dos à dos militants anti-fascistes et groupucules d'extrème-droite. A quoi jouent les médias en dédiabolisantle FN et les groupuscules violents qui gravitent autour? Sont-ils à ce point amnésiques de l'histoire?

 

Villeneuve sur Lot : l'opération marketing pro FN continue chez les médias

 

Pendant ce temps, le fiasco économique et social du gouvernement Ayrault et l'obstination de François Hollande à poursuivre les politiques d'austérité, notamment en attaquant désormais les retraites des salariés précipitent l'effondrement électoral du PS, notamment dans la circonscription de Villeuneuve sur Lot.

 

Jérome Cahuzac Villeneuve sur lot  Jean Marc Ayrault réforme retraite

 

Loin de reconnaître sa responsabilité politique, la direction du PS, autiste préfère renvoyer la faute à ses alliés EELV

 

Sous prétexte de décrire une montée du FN, les médias s'emploient à diaboliser Mélenchon alors que les élus et candidats du FN sont dépeints sous un jour sympathiques ("Maréchal Le Pen selon Marion" - on ne pouvait faire plus intime et people que le JDD) et respectables (cherchant à rassembler en somme ceux qui veulent "le changement"). En fin politologues, les journalistes du JDD s'interrogent : "le FN premier parti de France". Le JDD prend sans doute déjà ses rêves pour une réalité...

 

Les médias machent le travail au FN. L'austérité également en démobilisant la gauche et désespérant les classes populaires alors que les médias s'emploient à présenter le FN comme "parti parti anti-système" , ce qui est faux : le FN est le partenaire de l'oligarchie. Et si Barroso est le carburant du FN, Hollande en est le pompiste.

 

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L'unité contre le fascisme ne doit pas conduire à affaiblir le combat contre la politique d'austérité que mène le gouvernement Ayrault - et si ce dernier devient un boulet pour la gauche et les travailleurs, ils faudra bien s'en débarasser avant qu'il ne soit trop tard : une motion de censure de parlementaires de gauche qui seraient décidés à mettre en place en gouvernement d'alternative à l'austérité et de changement c'est possible!

 

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 10:51

 

Hollande conférence de presse mai 2013

Quand Hollande vire à droite

 

Est-ce une surprise au vu des des prises de position pro-rigueur et pro-Schroeder de lui et ses proches en 2011 lorsque voulant s'emparer de l'investiture socialiste à la présidentielle, il multiplia les déclarations visant à séduire la finance, le patronat et les chantres de la pensée unique ("donner sens à la rigueur", "travailler plus et plus longtemps"...) pour ensuite s'imposer comme l'incontournable à gauche pour battre Sarkozy?

 

Durant les présidentielles, il avait cependant dû, sous la pression du Front de Gauche et de son candidat Jean Luc Mélenchon,  promettre aux Français le "changement maintenant" et se décrire en "ennemi" de la finance.

 

Jusqu'à présent, lorsqu'il s'agissait de trahir ses engagements de campagne, Hollande procédait surtout par enfummage et esquive : ratification du TSCG, poursuite des politiques d'austérité budgétaire, pacte de compétitivité, ANI... mais depuis sa récente conférence de presse, les jeux sont désormais clairs : pour Hollande, le modèle c'est Schroeder, son patron c'est le MEDEF et la finance.

Gerhard Schröder coût travail Allemagne désinflation salariale compétitivité    Laurence Parisot MEDEF patronat

 

Hollande n'a plus que le mot "compétitivité" à la bouche et il se montre désormais très explicite : davantage de profit pour les actionnaires, baisse du coup du travail (ie. moins de salaire pour les travailleurs). Hollande se targue de surpasser Sarkozy en la matière et de couper encore davantage dans les budgets publics. Poursuivre l'austérité sous couvert de "sérieux budgétaire" est-ce sérieux lorsque le pays s'enfonce dans la récession???

 

Pour Hollande, motus et bouche cousue sur le coût du capital, c'est à dire la ponction collossale que représentent les dividendes versées aux actionnaires (9% de la richesse nationale contre 3% en 1982) au détriment des salaires et de l'investissement productif.

 

Et ce n'est pas fini : Hollande prétend avoir obtenu de la commission européenne un répit de 2 ans pour réaliser l'objectif de toute manière irréalisable en période de récession de ramener le déficit public à 3% du PIB. En réalité, la France a capitulé à cette dernière en s'engageant : à faire travailler encore plus longtemps les salariés (réforme des retraites), à libéraliser le transport ferroviaire et l'énergie, à dynamiter les garanties sociales des travailleurs... Ces "réformes structurelles" étaient d'ailleurs déjà évoquées dans le TSCG...

 

A la manière de Sarkozy, le gouvernement utilise tout l'arsenal constitutionnel autoritaire de la Vème république pour imposer à la majorité parlementaire de gauche et au peuple la même politique que celui-ci. Hollande a-il été élu pour ça???


Nicolas Sarkozy    images (1)

 

 

L'épisode de la loi d'amnistie sociale et de l'ANI montre que pour Hollande les députés de la majorité et l'aîle gauche du PS ne méritent rien de mieux que la caporalisation. Cela valide la stratégie du Front de Gauche : il n'y a rien à attendre de Hollande et de cette petite clique d'apparatchiks solfériniens roublards et autocrates et qui ne comprennent que le rapport de force.

 

A nous de poursuivre à tous les niveaux la mobilisation contre l'austérité, si massive le 5 mai (180 000 manifestants - Valls annonçant 30 000 manifestants est pitoyable), pour un renversement de ce régime autoritaire au service de la casse sociale. Voir les marches organisées localement début juin, la mobilisation pour défendre les retraites...

 

 Manifestation 5 mai 6ème république contre l'austérité finance affaire Cahuzac coup de balai

 

 

 

 

 


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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 11:26

 

marche pour la 6ème république Mélenchon coup de balai purifier l'atmosphère 

 

Putréfaction du régime et impunité de la finance

 

L'affaire Cahuzac n'aura été que le révélateur de la putréfaction d'un régime où un ministre du budget infligeait une sévère cure d'austérité que nous payons tous les jours (notamment de par l'explosions du chômage) tout en fraudant le fisc.

 

 Cahuzac compte en Suisse lutte fraude fiscale ministre budget austérité

 

 

Ce naufrage n'est pas uniquement celui d'une personne mais d'un système fait du mélange des genres entre politique et affaires - et de la duplicité la plus totale de François Hollande lequel prétendait être l'ennemi de la finance, alors que son trésorier de campagne a pu en toute légalité investir dans des paradis fiscaux.

 

Les effets d'annonces bidons de Hollande ("moralisation de la vie politique"), conjuguant amateurisme et populisme permettront  "aux vraies fortunes de dire « merci » à lui et Ayrault. Grâce à eux, de la malhonnêteté d’un proche du président, Jérôme Cahuzac, on aura officialisé un soupçon généralisé strictement réservé aux élus." (Jean Luc Mélenchon).

 

Pas question pour autant pour eux d'interdire les paradis fiscaux Où est liste des évadés fiscaux? Où est le changement? Pour contrôler les élus, il faut un instituer le référendum revocatoire.

 

 

contre l'austérité aussi manifestons

 

François Hollande n'entend pas changer le désastreux cap politique de l'austérité qu'il a rebaptisé "sérieux budgétaire", nonobstant l'innéficacité complète de celle-ci pour réduire les déficits en plus de ses conséquences économiques et sociales calamiteuses.

 

Aussi, le parlement est sommé de voter l'ANI (ie travailler plus pour gagner moins sous peine de licenciement) tel que le gouvernement l'entend, c'est à dire tel que le MEDEF l'en a exigé, et ce par application du vote bloqué. Martine Aubry n'avait pas de mots assez durs en 2010 vis-à-vis de cette procédure "déshonorante" usée par Sarkozy et Fillon pour faire voter la réforme des retraites.

 

Hollande entend-il mener compétition avec Sarkozy en matière de caporalisation de la vie publique? La Vème république n'est plus que l'instrument autoritaire visant à imposer au peuple des réformes de casse sociale. Un coup de balai s'impose : il faut élire une assemblée constituante !

 

François Hollande est un menteur qui ne tient pas ses engagements. Le parlement est sommé par la voix du ministre des relations avec le parlement, Alain Vidalies, de ne pas voter l'amnistie des syndicalistes. Le MEDEF, l'UMP et les larbins médiatiques hurlent à tout va qu'il ne saurait être question d'amnistier des "casseurs", quand il y a encore peu des députés de l'UMP proposaient une amnistie des fraudeurs fiscaux, quand de nombreux patrons voyous ne sont pas condamnés de nombreuses années après les faits, quand les décisions de justice favorables aux salariés ne sont pas appliquées.

 

 amnistie sociale syndicaliste

 

 

Que dire des peines excessivement lourdes qui ont appliquées au regard des faits dont il est question : pour ne citer que l'exemple de Sébatien Migliore condamné notamment à 5 ans d'inéligibilité pour jet d'oeuf et qui aurait ainsi blessé 12 CRS... Alain Juppé avait lui été condamné à 1 an d'inéligibilité dans l'affaire des emplois fictifs.

 

Raffarin taxait ces syndicalistes de casseurs, alors qu'en 2004, alors 1er ministre, il estimait que "la France avait besoin d'Alain Juppé" (suite à la première condamnation de ce dernier à 10 ans d'inéligibilité). Juppé condamné, Sarkozy mis en examen... Amnistie sociale n'est pas amnésie et impunité des puissants !

 

 Alain Juppé condamnation emplois fictifis inéligibilité  mise en examen Sarkozy abus de faiblesse

 

Que dire des propos des leaders du mouvement anti-mariage pour tous "Hollande veut sang, il y en aura " (Frigide Barjot) ou encore brandissant le spectre d'une guerre civile? Raffarin n'y voit donc que des pacifistes plantant des tentes devant le parlement? Qu'aurait-on dit si un syndicaliste avait tenu de tels propos ? 

 

Et à quand le délit de penser en privé (cf. le lynchage médiatique du Syndicat de la Magistrature)?  Quand les magistrats font leur boulot, la droite hurle qu'ils font de la politique. Quand Gaino insulte le juge Gentil, du FN au PS on s'indigne du "mur des cons"... Faudra-t-il rétablir la chasse aux sorcières pour juger ceux qui ont un "mur des cons dans leur tête"?

 

Il règne une atmosphère de putréfaction politique et morale où les puissants se croient désormais tout permis.  Le peuple doit-il courber toujours plus l'échine ou récupérer sa souveraineté ? 

 

 

 

  marche pour la 6ème république Mélenchon coup de balai purifier l'atmosphère

 

 

Manifestons massivement les 1er mai et 5 mai au côté des organisations syndicales et pour la VIème république.

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 14:12

moi président de la république mon ennemi c'est la finance promesses candidat Hollande

 

Des promesses non tenues aux attaques anti-salariales



"En 2013, rallumons les étoiles", ainsi le Parti Communiste Français rappelait ces derniers jours les promesses non tenue du président François Hollande :

- traités austéritaire ratifié sans renégociation et poursuite de l'austérité budgétaire (20 mds de coupes pour 2013) et salariale (étrangement du SMIC),

- abandon du droit de vote des étrangers non communautaires aux élections locales dès 2014, 

 - l'emploi industriel sacrifié sur l'autel des licenciements boursiers...


  moscovici cahuzac austérité rigueur budget    ayrault gallois pacte ce compétitivité hausse tva niches fiscales

 

Plus le gouvernement Hollande-Ayrault capitule, et plus ces reculades tient lieu de prétexte pour multiplier les attaques contre le salariat comme par exemple le pacte de compétitivité consistant à augmenter de la TVA pour offrir 20 mds d'euros de niches fiscales au patronat,

 

Le gouvernement prétend agir quand il reste en réalité passif face à la casse de l'emploi industriel comme à Florange en préférant mentir aux ouvriers d'Arcelor-Mittal et s'entendre avec l'oligarque Mittal sur un accord secret qui sacrifie de fait le devenir de l'outil industriel et des emplois (investissements au rabais, abandon du projet Ulcos par Mittal, suppressions d'emplois et fermeture définitive des haut-fourneaux...) 

 

 

1500 emplois supprimés par jour, François Hollande est en train de devenir le président du laissez-faire... En outre, laissez-faire vis-à-vis de l'intransigeance du MEDEF qui revendique le dynamitage du CDI...

 

La réaction outrancière d'Harlem Désir qualifiant le clip de "mauvaise foi, mensonger et caricatural", "de faute contre la gauche",  "de honte pour ses auteurs » témoigne d'un Parti Socialiste caporalisé ne sachant répondre au débat que par les insultes et intimidations.

 

En somme la critique n'est pas permise vis-à-vis d'un gouvernement qui poursuit l'austérité budgétaire et salariale de Nicolas Sarkozy. Il n'y a aucun changement sur ce point et le PS ne veut pas que les choses soient dites. Il faudrait subir et se taire...

 

Quand la pensée unique unique espère une relance pour... 2014!


 pensée unique jacques attali libéral

 

Il est singulier d'entendre les chantres de la pensée unique répéter que 2014 sera "une bonne année", comme s'il était déjà acté que 2013 sera pourri; du moins pour les classes populaires.

 

Les eurocrates prédisent un retour de la croissance en Grèce pour 2014, preuve en serait la la remontée de la note grecque. Il faut chercher le lien de causalité entre les deux quand ces mêmes appellent à de nouveaux "sacrifices" pour 2013... Ainsi le journal Le monde titrait récemment un de ses articles : "Grèce : de la cause perdue à l'espoir" 


alain minc pensée unique libéralisme austérité rigueur

 

Comment faire confiance à des charlatans qui ont été les apôtres d'une "thérapie de choc" qui a plombé l'économie grec et paupérisé drastiquement sa population (chute du PIB de 22%, chômage à 21% et augmentation de la dette de 25%) ? 


Il y a encore peu le Portugal était présenté par Merkel et les eurocrates comme un modèle de réussite de l'austérité (sic) - aux antipodes de la Grèce. Aujourd'hui ils prétendent l'inverse... Comment faire confiance à des charlatans qui jouent la division entre les peuples et l'amnésie?

 

Halte à la désinformation! Il faut sortir de l'austérité partout en Europe et dès maintenant!

 


paupérisation pauvreté grèce austérité misère

 

En 2013, rallumons les étoiles. L'année 2013 ne doit pas être une année de contemplation de nouvelles catastrophes ou d'attente d'un retour improbable de la croissance... pour 2014. Le gouvernement, la finance et le patronat ne lâcheront rien si nous ne leur mettons pas la pression. La résistance c'est maintenant!


voeux parti communiste rallumons les étoiles bastille 18 MARS front de gauche campagne présidentielle révolution citoyenne 6ème république jean luc mélenchon

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 13:18

L'enfumage de la "compétitivité" 


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Depuis plusieurs mois, nous avons droit à un matraquage médiatique permanent : le "coût du travail et les charges seraient trop élevés" en France ce qui expliquerait "un problème de compétitivité". Cette méthode d'intoxication de l'opinion est simple : répêter ce mensonge jusqu'à ce qu'il devienne vrai dans les esprits.


La compétitivité, un concept fumeux... 

 

Il faut en finir avec la compétitivité, concept fumeux produit de la transposition à la sphère maco-économique (nations et territoires) d'un concept initialement pensé pour la sphère micro-économique (entreprises) et qui fait l'impasse sur toute politique de relocalisation des activités industrielles, le coût du capital, l'impact d'un euro surévalué, l'accès au crédit et l'investissement dans la R&D...


Ainsi Paul Krugman estimait que "la compétitivité est un mot vide de sens lorsqu'elle est appliquée aux économies nationales. L'obsession de la compétitivité est à la fois fausse et dangereuse".

 

Nous allons voir que la compétitivité est avant tout un euphémisme pour pratiquer la dumping social et fiscal.


Coût du travail, productivité... déconstruire des mensonges 


 

Alors que le gouvernement s'avère incapable de mettre en place une politique de relance industrielle, notamment parce qu'il s'est fixé pour cadre le traité austéritaire voulu par Sarkozy-Merkel conduisant de facto à étrangler l'économie, il s'en remet au Haut commissaire à l'investissement, Louis Gallois dont le rapport remis le 5 novembre est un véritable plagiat du programme du MEDEF et de l'UMP...


Tout d'abord ce rapport est centré vers la fausse bonne idée d'augmenter les exportations quand on sait que ce sont les importations et les délocalisations qui creusent notre déficit commercial et que les exportations ne représentent que 20% de la richesse nationale produite par le  pays. Ce rapport fait l'impasse totale sur toute politique de relocalisation des activités industrielles et de protection vis-à-vis du dumping social et fiscal. 

 

C'est une politique de la demande et non de l'offre qu'il faut pour relancer l'économie ! Politique de l'offre qui n'a aucun sens l'euro étant surrévalué de 30% et qui conduirait à développer toujours plus le transport international des marchandises sans se soucier de l'impact écologique de ce dernier...

 

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L'exemple de Continental démontre que le chantage de la baisse des salaires et hausse du temps de travail conduit conduit de toute façon à de nouveaux plans sociaux...

 

L'idée d'une transposition du modèle Allemand n'a aucun sens : paupérisation du salariat (nombre de travailleurs pauvres le plus élevé d'Europe...) et baisse de l'espérance de vie en bonne santé donc dégradation de la productivité des travailleurs. Généraliser à toute l'Europe un modèle de désinflation salariale n'a aucun sens sauf produire un effondrement de la demande et causer une récession généralisée. Rappelons enfin que le coût du travail industriel y est plus élevé qu'en France... 

 

Enfin, il est de mise de s'en prendre au "coût du travail" sans jamais pointer le coût du capital. Or, entre le 1er trimestre 2007 et le premier 2012, les dividendes nets versé ont progressé de 27% alors que la masse salariale ne progressait que de 12%.

Quand Gallois larmoie que la "marge des entreprises" est historiquement basse il faut comprendre que c'est la marge des entreprises après prélèvement des dividendes qui est historiquement basse...

Le but de ce hold-up : attaquer les salaires 

Ce qui est en jeu dans le discours sur le "coût du travail", ce sont les salaires comprenant salaires nets + cotisations sociales (ces dernières constituant un salaire différé et socialisé finançant notre système de protection sociale - la Sécurité Sociale - hérité du programme du Conseil National de la Résistance.)

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Les cotisations sociales financent l'accès aux soins médicaux pour tous, les pensions de retraite, l'indemnisation du chômage et les prestations familiales.

Diminuer les cotisations sociales, c'est s'attaquer à ce salaire différé socialisé (et donc aux salaires) et cela conduit à  à dégrader les droits des assurés sociaux et/ou à mettre à contribution les salariés qui sont aussi des consommateurs en leur transférant via des augmentations de CSG ou de TVA le coût des cadeaux offerts aux employeurs.

Or n'est-il pas frappant que depuis les années 80, les revenus du travail aient perdu plus de 10 points dans le partage de la valeur ajouté et ce au profit des revenus du capital? Le hold-up continue...


salaires valeur ajoutée 

 

Le plan Ayrault : un hold-up supplémentaire de 20 milliards d'euros que supporteront les consommateurs et les services publics

 

Le Plan Ayrault annoncé le 5 novembre prévoie 20 milliards d'euros de crédits d'impôts accordés aux employeurs , c'est à dire 20 Mds de niches fiscales supplémentaires en plus des 30 milliards d'euros d'exonération de cotisations sociales et des dizaines de milliards d'euros de niches fiscales dont bénéficient déjà les entreprises et sans même parler de la suppression de la taxe professionnelle ou de la baisse du taux d'imposition des sociétés (entre les années 80 et les années 2000).

 

Les baisse d'impôts, niches fiscales et exonération de cotisation sociales dont bénéficient déjà massivement les entreprises n'ont jamais fait diminuer le chômage. Surtout que ces nouveaux cadeaux sont sans aucune contre-partie en termes d'embauche. Pourquoi cette amnésie et pourquoi poursuivre une politique qui ne marche pas?

 

7 milliards d'euros seront acquittés par les consommateurs via des augmentation de TVA : le taux principal passant de 19,6 à 20% et taux intermédiaire de 7% à 10% (donc hausse du prix des médicaments non conventionnés, de l''électricité, du gaz et des transports en commun) - la baisse du taux réduit 5,5 à 5% ne doit pas être "l'arbre qui cache la forêt")

 

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10 milliards d'euros de coupes dans les budgets publics en plus des 10 milliards d'euros déjà prévus dans le budget d'austérité en projet. Il faut dire que Hollande s'arc-boute sur l'objectif des 3% de déficit pour 2013 (cf. traité austérité et loi organique) au nom du respect des "engagements européens" - entendre engagement vis-à-vis de la finance, là où il ne cesse de trahir ses promesse électorales (hausse de la TVA ou pour taxation des revenus du capital comme ceux du travail).

 

 

 

 

Halte au hold-up social ! Halte à la casse sociale ! Halte aux mensonges! Hollande trahit ses engagements de campagne. Il ne nous reste désormais que la rue et la grève pour nous faire entendre. Participons massivement à la journée européenne anti-austérité du 14 novembre 2012.

 

 

Retrait immédiat du plan Ayrault-Parisot ! 

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 13:04

  vote assemblée nationale traité austéritaire tscg hollande rénégociation

 

En dépit de son engagement de renégocier le traité austéritaire Merkozy, François Hollande a fait voter par l'Assemblée Nationale la ratification du Traité austéritaire par 477 voix donc grâce aux voix de la droite.

 

Un certain nombres de députés PS et surtout EELV qui avaient voté non à la ratification du traité le mardi 9 octobre ont ensuite voté la loi organique mercredi, transcription légale du traité européen qui fige dans le marbre la règle d'or (0,5% maximum de déficit structurel autorisé), ce alors que la ratification du traité n'avait pas encore été voté au Sénat (jeudi 11 octobre)... 

 

Alors que la pression monte : manifestation unitaire le 30 septembre (80 000 personnes) et manifestations à l'appel de la CGT (et de la Fédération Européenne des Industries) pour défendre l'emploi et contre l'austérité le 9 octobre (80 000 manifestants), le gouvernement choisit la procédure d'urgence pour fuire le débat. 

 

manifestation traité européen austéritaire 30 septembre front de gauche tscg manifestations austérité emploi licenciements cgt

 

Les choses ne s'arrêteront pas là : le parlement votera ensuite la loi de programmation budgétaire (2013-2017), le budget 2013...

 

Dans tous les pays où l'austérité a été mise en place (Grèce, Portugal, Espagne ou ailleurs), elle s'est traduite par la récession, l'explosion du chômage, la paupérisation de la population, la baisse des recettes publiques et donc l'aggravation des déficits, la casse des services publics, des acquis sociaux et du lien social.

 

Malgré la gravité de la situation, le gouvernement, relayé par quelques caniches médiatiques, a compris d'intérêt d'entretenir un climat de diversion où le fait divers tient lieu d'évènement principal et la ratification du traité reléguée au rang de fait divers...

 

Un certain consensus républicain qui voulait que la lutte anti-terroriste n'occupe pas de façon permanente le devant de la scène médiatique (pour ne pas faire le jeu des terroristes qui en plus d'assassiner partagent l'obsession de pourrir la vie publique) avait déjà volé en éclat sous Sarkozy. Manuel Valls poursuit dans cette lignée malsaine d'instrumentalisation et d'amalgame. 

 

Le gouvernement veut faire passer en douce l'austérité ainsi que ses concessions au MEDEF et à la finance. Gouvernement qui s'interdit tout plan de relance de par la ratification du traité austéritaire et qui se montre incapable de protéger les salariés et l'emploi industriels des licenciements boursiers (PSA, SANOFI, ARCELOR MITTAL...) Alors que l'OFCE prévoit en France 300 000 chômeurs de plus pour 2013, ce gouvernement préfère reprendre les recettes du MEDEF de la droite libérale : transfert de cotisations vers les salariés via une hausse de la CSG sous couvert de "compétivité

 

Sanofi manifestation licenciements boursiers 

 

Et plus le gouvernement capitule face aux prétendus "pigeons" (il s'agit avant tout de gérants de fonds financiers...), plus la patronat se sent pousser des ailes ... Et plus les salariés devront se battre pour se faire entendre, sauf à être les dindons de la farce...

 

dindon pigeons niches fiscales salariés impôts 

 

Pour résister contre ce plan d'austérité et de casse sociale, n'attendons pas la consigne.

Le rapport de force dépendra de la mobilisation populaire et des salariés qui doit être la plus large et massive  : dans les entreprises, les services publics, la jeunesse, les quartiers... 

 

Rien n'est joué d'avance.

 

 

L'expérience de rupture avec l'austérité néo-libérale entreprise dans de nombreux pays d'Amérique Latine (Venezuela, Equateur, Bolivie, Argentine...) montre qu'il est possible d'espérer autre chose que la régression sociale : il est vitale pour la gauche de déconstruire les mensonges, les idées convenues assénées et qui ne correspondent pas à la réalité de ces révolutions politiques et sociales.

 

venezuela révolution bolivar  

 

L'histoire montre que c'est de la colère sociale que peut surgir l'espoir et qu'il n'y aura pas d'alternative sans résistance aux attaques que nous subissions. 

 

 

Autres sources  : http://www.lepartidegauche.fr/actualites/dossier/traite-austeritaire-tout-connaitre-sur-le-traite-17039

 

 

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 16:49

 nicolas demorand caniche

 

L'heure est à la lutte contre l'austérité!

S'attarder sur les peaux de bananes que nous balancent régulièrement certains journalistes est parfois contre-productif en ce que les polémiques que cela suscite nous éloignent assez souvent de l'objet principal de la bataille.

 

Pourtant quand l'enfumage se substitue à l'information du lectorat comme nous allons le voir ici, il est sain de le relever et de le dénoncer.

 

Dans son édition du lundi 1er octobre 2012 (titrée "De quoi Mélenchon est-il le non?"), le quotidien Libération consacre un article à Jean Luc Mélenchon intitulé "Mélenchon, combien de divisions".

 

 libération de qui Mélenchon est-il le non

 

Certes, son auteur n'est pas Nicolas Demorand mais Lilan Alemagna, le premier signant un éditorial assez mielleux ( pour ne pas dire putacier) vis-à-vis de la manifestation du 30 septembre qu'il qualifie "d'utile aiguillon pour peser sur l'action du gouvernement". (Ces louages contrastent avec l'éditorial insultant de Serges July du 30 mai 2005 "Chef d'oeuvre masochiste après le vote majoritairement NON des Français au TCE.)

 

 manifestation traité européen 30 septembre

 

Se donner le bon rôle pour laisser à d'autres le soin de ferrailler sur Mélenchon, voici une tactique assez habile mais banale pour se couvrir ensuite de tout repproches.

 

Dans un premier temps, l'article en question rappelle le combat de Mélenchon pour le NON lors du référendum de 2005, positionnement assimilé à quasi acte de félonie puisqu'il aurait "désobéit à son parti" [le PS].

 

Mais c'est surtout dans le dernier paragraphe que l'auteur dévoile sa partialité en présentant Mélenchon en "diviseur" - et pour cela rien de mieux  que de s'appuyer sur les propos "d'un ancien proche de Mélenchon" qui aurait estimé "qu'il faut rassembler la gauche. Pas la diviser". De qui ses propos sont-ils l'auteur? Mystère...

 

Ainsi, l'article embraie :

 

"Là est son problème, taper si fort sur les premier mois de la gauche au pouvoir s'avère également contre productif et lui fait petit à petit endosser un statut de diviseur que les électeurs de gauche récompensent rarement"

 

Qu'entendre par "taper si fort"?

 

L'article fait sans doute allusion à cet interview accordé par Mélenchon au JDD le 19 août dans lequel il qualifie de "cent jours pour presque rien" les premiers mois du gouvernement - bilan du reste argumenté dans le petit ouvrage "Où est le changement" publié par le Parti de Gauche :

 

 où est le changement 100 jours pour rien bilan Hollande

 

- bras d'honneur aux smicards sitôt la majorité à l'Assemblée Nationale acquise,

-passivité face aux licenciements boursiers (PSA, SANOFI...)

-poursuite de l'austérité budgétaire (gel de la dépense publique, suppressions drastiques de postes dans les ministères non propritaires...)

 

Pourquoi taire un bilan qui n'est pas satisfaisant alors que Hollande poursuit la politique d'austérité de Sarkozy et trahit sa promesse du "changement c'est maintenant"?

 

Faudrait-il durant les premiers mois de la présidence Hollande prendre les vessies pour des lanternes et tant pis si la population paie au prix fort l'austérité décidée au mépris des engagements de campagne?

 

En donneur de leçon, Libération sait parler à la place des électeurs de gauche et décider de leur choix pour les prochaines élections  tout en se montrant menaçant :  "un statut de diviseur que les électeurs de gauche récompensent rarement"...

 

Ce petit monde journalistique semble oublier les conséquences sociales de prises de décisions qui vont aggraver la crise et la récession. Il faut dès à présent faire barrage à l'austérité car ce n'est pas une question de patience vis-à-vis des effets de l'action gouvernementale mais de l'orientation même adoptée.

 

Enfin, ce type d'article met en oeuvre un procédé sectaire et assez stalien selon lequel critiquer l'austérité mettrait en difficulté la gauche et servirait l'adversaire - c'est à dire la droite :

 

"Si la gauche échoue les premiers bénéficiaires seront l'autre opposition :  la droite et l'extrème droite"

 

Une telle analyse est imputée à la direction du Parti Communiste bien qu'aucune citation ne soit rapportée. 

Pour conclure un article consacrées "aux divisions" que causeraient Mélenchon, l'auteur se devait de mettre en porte-à-faux ce dernier avec le Parti communiste.

 

(Précisons que le terme d'opposition n'a jamais été employé par Mélenchon parlant plutôt "d'autonomie conquérante")

 

 Union Européenne  

 

Le fait est que Hollande et Ayrault vont faire voter le traité Européen avec la droite - qui d'ailleurs reconnaît qu'il n'a pas été renégocié (VGE). La gauche politique, associative, syndicale est quasi unanimement CONTRE ce traité et la liste des organisations ayant appelé à manifester le 30 septembre s'est singulièrement allongée les derniers jours.

 

 

Qui divise alors??

 

Certes Demorand n'est pas l'auteur de l'article en question, mais sa partialité durant la campagne des primaires socialistes et son sens de l'autocratie vis-à-vis de ses équipes ont été pointées du doigt y compris en interne à Libération. Autant de louanges dans son édito ne sont pas gratuites...

 

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  • : Contre les politiques de rigueur, pour la défense des acquis sociaux et services publics. Les politiques de rigueur conduisent à la mise à sac des nations européennes pour rembourser dans les conditions exigées par les banques les emprunts contractés à des taux d'intérêts démesurés (fruits de la spéculation) Pour une vrai rupture avec le modèle néo-libéral de casse sociale. Démocratie, socialisme et écologie!
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