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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 15:22

Tout a été fait pour faire l'impasse sur le débat démocratique, embrouiller les esprits (multiplication des sigles : TSCG, MES, Pacte Budgétaire), démoraliser le peuple citoyen, ce alors que Sarkozy était passé en force en 2008 en imposant aux Français le Traité de Lisbonne, véritable copie du TCE, malgré le vote NON de ces derniers en 2005 (54,67%).

 

Front de Gauche Bastille austérité révolution citoyenne

 

Le traité austéritaire sera décisif pour les prochaines années en ce qu'il va figer dans le marbres l'austérité et la dérive anti-démocratique de l'Union Européenne :

 

- le plan d'austérité de 33 milliards décidé par François Hollande, qui représente le double du plan Fillon de novembre 2011 est la conséquence directe du traité européen dont l'objectif est de limiter le déficit à 3% dès 2013,

- la mise en place de sanctions drastiques (0,1% du PIB soit 2 milliards pour la France) contre les états qui ne respecteraient pas les plans d'austérité imposés par la Troïka (Commission Européenne, BCE et FMI) - dans cette affaire, le Parlement européen n'a AUCUN pouvoir.

 

François Hollande n'a rien renégocié : c'est toujours le même traité que celui signé par Sarkozy. Le pacte de croissance n'y change rien.

 

 

 

 

 

L'austérité est une absurdité! La situation sociale voir humanitaire castrophique de la Grèce ainsi que l'augmentation de la dette publique depuis (+ 25%) en témoignent.

 

Il n'y a de combats perdus que ceux que l'on ne mène pas!

La question ce n'est pas de savoir si l'on va gagner ou non, mais de se battre!

 

Cette bataille est indispensable, quelque soit son issue, dans la construction d'une alternative à l'austérité.

 

TOUS A LA MANIFESTATION LE 30 SEPTEMBRE - 13H30 NATION

Signez aussi la pétition en ligne du journal l'Humanité!

 

 

 

 

Sources:

 

L'Europe austéritaire, Jean Luc Mélenchon - Céline Meneses, Café République, 2012

A Gauche, numéro spécial Traité Austéritaire

texte du Traité

vidéo « On vous fait un dessin » sur le Mécanisme Européen de Stabilité et le TSCG    

document d’Attac : « 10 raisons de dire NON pour rouvrir le débat européen » 

http://www.monde-diplomatique.fr/2012/06/JENNAR/47853

http://www.jennar.fr/?p=2286

 

http://www.rigueurcassesociale.net/article-contre-la-traite-d-austerite-la-mobilisation-c-est-maintenant-109764203.html

http://www.rigueurcassesociale.net/pages/MES_Pacte_budgetaire_TSCG_La_supercherie_du_volet_de_croissance-7978116.html

 

 

 

 

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 11:56

Les 100 premiers jours de François Hollande : où est le changement ?

 

 François Hollande a peu promis durant la campagne présidentielle. Il avait cependant promis le changement et dès maintenant. A ceux qui étaient tentés de voter Jean Luc Mélenchon, il leur répondait qu'il était le seul à pouvoir battre Sarkozy, accéder au pouvoir et mettre en oeuvre ce changement. 

 

 où est le changement, le changement c'est maintenant Hollande 2012 victoire gauche promesses réngocier traité austérité 3% déficit PIB rigueur Bourget

 

Après 100 jours qu'en est-il vraiment ?

 

non hausse du SMIC (+ 0,6% hors inflation soit 6,45 €/mois) - le cadre de l'austérité salariale est déjà posé sous couvert de "compétitivité" (esquisse d'une hausse de la CSG),

 

- promesse d'un blocage des prix des carburants dès les trois premiers mois - or, rien n'a été fait et la très légère baisse proposée (6 centimes) ne remet pas en cause la flambée des trois derniers mois et coûtera pour moitié à l'Etat...

 

-  le rétablissement de la retraite à 60 ans ne concerne qu'une minorité de salariés - les autres salariés restent à 62 ans (selon la réforme de 2010) alors que le PS promettait un rétablissement de l'âge légal à 60 ans,

 

-  austérité pour la fonction publique : les postes crées dans l'éducation nationale (60 000) seront autant de postes non remplacés dans les ministère "non prioritaires" dont la santé, le logement...

 

-  écologie : éviction de Nicole Brick qui souhait ajouter des conditions financières et environnementales à l'autorisation donnée à Shell d'explorer des gisements pétroliers au large de la Guyanne.

 

- Fiscalité : certes la TVA sociale et le bouclier fiscal sont abrogés. Mais le taux de 45% de l'impôt sur le revenu reste inférieur à celui en vigueur à l'arrivé de Sarkozy (48%). 

 

  - Hollande dans le moule de la Vème république: le Président décide, le parlement exécute, la gauche gouvernementale (PS et ELLV) se caporalisent : c'est ainsi que de nombreuses propositions du PS ont été réécrites voire supprimées par Hollande : en particulier le rétablissement de l'âge légal de la retraite à 60 ans, le nombre d'emplois d'avenir (ramenés à 150 000 au lieu des 300 000 prévus par le projet du PS...).  

 

où est le changement 100 jours pour presque rien

 

La crise économique, l'urgence écologique, la souffrance sociale appellent des mesures d'urgence. Ce n'est pas un problème de patience ou d'effets sur le long terme à attendre ; c'est un problème d'orientation  : il faut changer de braquet mais certainement pas accélérer la course à l'austérité.


Or Français Hollande annonce le 9 septembre qu'il entend entreprendre un plan d'austérité sans précédent de 30 milliards d'euro soit l'équivalent de 2 fois le plan Fillon de l'automne 2011...

 

 


Non au traité d'austérité ! Maintenant, un référendum !

 

 François Hollande avait également promis de renégocier le traité européen (TSCG) élaboré et signé par Sarkozy et Merkel :

 

« Je renégocierai le Traité européen en privilégiant la croissance et l’emploi, et en réorientant le rôle de la Banque centrale européenne" (engagement n°11)

 

Il a cédé, il n'a rien rénégocié puisque c'est toujours la signature de Sarkozy qui figure en bas du même document.  Le volet de croissance ne change rien au fond du problème : le montant représente 1% du PIB auropéen et pour moitié correspond à des fonds structurels déjà affectés... 

Ci-dessous une vidéo récapitulative du contenu du traité d'austérité (TSCG

 

 

Le Traité d'austérité c'est une purge budgétaire

 

Les États s’engagent à ce que «les budgets des administrations publiques soient à l’équilibre ou en excédent en termes de recettes et de dépenses» (article 3.1.a).

 

Ceci implique les objectis suivants :

 

3% de déficit dès 2013 (ce à quoi s'appliquent déjà Hollande et Ayrault)

 -  0,5 % de déficit d'ici 2017, soit une réduction de 3,4 points représentant environ 70 milliards d'euro c'est-à-dire une hausse de la TVA de 11 points ou une hausse de la CSG de 7 points. C’est intenable !

 

Pourtant, ces mesures aggravent la crise et font exploser le chômage tout en creusant la dette puisqu'elle contracte encore davantage l'activité et les recettes de l'Etat.

 

Par exemple, en Grèce, après 9 plans d’austérité, la dette a augmenté de 25% et est plus élevée qu'avant la crise,  le chômage a triplé et a atteint 21% de la population active et le nombre de suicides a augmenté de 40%.Depuis 2008, le PIB a diminué de 22% et la niveau de vie divisé par 2, le pays connaît une situation de quasi crise humanitaire (voir aussi ce témoignage).

 

Pas question pour la Troïka dont fait partie l'Union Européenne de reconnaître son fiasco : il s'agit désormais d'imposer la semaine de 6 jours.  Hollande est solidaire et complice de Merkel pour imposer à la Grèce ce qu'il appelle des "efforts indispensables".

 

   

austerite grèce paupérisation chômage Troïka austérité pauvreté UE  

  

Le traité d'austérité c'est la poursuite des privatisations, libéralisations et de la dérive autoritaire de l'UE.   

 

  libéralisation rail privatisation UE traité TSCG SNCF

 

Un État «qui fait l’objet d’une procédure concernant les déficits excessifs (au-delà de 3%) met en place un programme de partenariat budgétaire et économique comportant une description détaillée des réformes structurelles à mettre en oeuvre pour assurer une correction effective et durable de son

déficit excessif» (article 5).

 

Libéralisations, privatisations, coupes massives dans les budgets publics, précarisation-flexibilisation du monde du travail et paupérisation sous couvert de "compétivité". Ce traité est un traité de casse sociale!

 

Les Etats «donnent à l’avance au Conseil de l’Union européenne et à la Commission européenne des indications sur leurs plans d’émission de dette publique" (article 6).

 

Avec le Traité, les États qui ne respecteraient pas ses injonctions seraient sanctionnés automatiquement. Voici la version que préparerait Bercy...

 

C'est le droit des peuples de contrôler le budget de la Nation qui est ainsi jeté à la poubelle, droit pourtant reconnu par l'article 14 de la déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen :

 

"Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux même ou par leurs Représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée" .

 

Hollande et Ayrault n'ont aucun mandat populaire pour adopter le Traité Merkozy en l'état. Pire, avec la complicité du Conseil Constitutionnel (comprenant l'ex Président de la République VGE, artisan du TSCG), ils contournent toute révision constitutionnelle alors que l'essence même du traité qui implique pourtant une limitation drastique de la souveraineté nationale (budget).

 

Nous n'avons pas voté la gauche pour poursuivre les politiques d'austérité et accompagner la dérive anti-démocratique en cours.

 


 

résistance traité européen mobilisation manifestation 30 septembre référendum remues méninge parti de gauche front de gauche parti communiste 

  

Non au Traité d'austérité! Oui à un référendum !

La mobilisation c'est maintenant !

 
Manifestation nationale à Paris le 30 septembre 2012

 

Autres sources : Où est le changement?  Secteur études&arguments du Parti de Gauche

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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 18:38

Quand la direction de PSA intoxique l'opinion... 

 

PSA fermeture usine Aulnay Philippe VARIN plan social licenciements

 

Ventes en chutes libres, groupe en quasi faillite... La direction de PSA joue le catastrophisme pour intoxiquer l'opinion afin de lui présenter son plan social comme inéluctable (8000 suppressions d'emplois et fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois).  

 

Pourtant, la réalité financière et commerciale du groupe PSA n'est pas celle décrite par sa direction et son PDG, Philippe VARIN :

 

- record historique de ventes en 2010 (3,6 millions de véhicules vendus), idem pour 2011 (3,55 millions de véhicules vendus) ;

- 11 milliards d'euros de réserve financière (sans parler de la richesse de la famille Peugeot placée en Suisse)

-  en 2010, 250 millions d'euros de dividendes ont été versées aux actionnaires ; en 2011 : 291 millions d'euros versés aux actionnaires et 250 millions d'euros dilapidés en rachat d'actions... Autant de recettes ponctionnées par le capital!

 - sur le 1er semestre 2012, la baisse des ventes n'est que relative et avant tout le fait de l'embargo des ventes automobiles à l'Iran, même si on peut également estimer que l'austérité généralisée a conduit à une diminution des ventes en Europe du sud.

 

 direction groupe PSA famille Peugeot Varrin

 

Surtout, la fermeture d'Aulnay était déjà décidée depuis plusieurs années par la direction de PSA, les résultats de 2012 ne sont donc qu'un prétexte! 

 

La vraie raison de ce plan social c'est la stratégie industrielle et financière du groupe PSA  :  «Poursuivre l'ajustement des capacités à la demande commerciale, grâce au compactage des usines et à l'adaptation des effectifs» ; ceci afin de maximiser la rente financière  :«restaurer une rentabilité satisfaisante du Groupe et combler l'écart entre l'approche consensuelle des analystes sur la création de valeur de notre plan produit et sa valorisation par nos soins».

 

 

Les raisons de ce plan social : dumping social et maximisation de la rente financière

   

La "mondialisation" apparaît très souvent comme la principale cause des difficultés rencontrées par l'industrie et notamment l'industrie automobile.

 

L'accord de libre échéance conclu en 2011 entre Séoul et Bruxelles expliquerait la flambée des exportations d'automobiles coréennes vers l'Europe.

 

Toutefois, sur le marché automobile européen, l'essentiel de la concurrence se joue entre constructeurs européens. En France, les constructeurs Renault et PSA rivalisent à délocaliser le plus possible la production vers des pays où le coût du travail est plus faible (Slovaquie, Maroc, Turquie) quitte à réimporter ensuite une bonne partie de cette production vers la France...

 

psa infographie 

 

Récemment PSA se targuait d'avoir moins délocalisé que Renault ce qui ne l'avait pas empêché de mener également une politique de compression des coûts salariaux et de supprimer 20 000 postes ces dernières années. Pourquoi aujourd'hui supprimer encore 8000 emplois?

 

Dans cette course de vitesse à la casse de l'emploi industriel et au dumping social, l'Etat, actionnaire principal de Renault (15%) n'est pas seulement impuissant mais aussi complice! 

 

Par ailleurs, contrairement à ce qui est ressassé par le patronat et la droite libérale (et aussi France 2...), le coût du travail industriel n'est pas plus cher en France qu'en Allemagne. Aussi, le coût du travail ne représente qu'une partie du coût de revient de construction d'une automobile. 

 

En revanche, si les constructeurs automobiles allemands ont conservé l'assemblage en Allemagne, leurs fournisseurs de pièces produisent très souvent dans les pays voisins  (Pologne, République Tchèque...) où les prix (et pas seulement le coût du travail) y sont moins élevés.  

 

mondialisation concurrence libre et non faussée dumping social protectionnisme 

 

Il faut mettre fin à ce modèle économique de dumping social c'est-à-dire de mise en concurrence des travailleurs et de moins disant social qui n'a d'autre finalité que servir les profits du capital au détriment des revenus du travail.

 

Pour autant, la mondialisation ne doit pas non plus devenir un argument "prétexte" permettant au patronat de se dédouaner en invoquant un contexte commercial qui lui interdirait tout autre issue que les délocalisations. Le second acte de cette mascarade est le chantage que mènent la droite libérale et le MEDEF sommant les travailleurs "d'abaisser leur coût".

 

Ce n'est pas le "coût du travail" qui a mis PSA en difficulté, comme nous l'avons vu c'est le coût du capital !

 

  bourse licenciements boursiers profits actionnaires coût du capital

 

Il n'y a aucune fatalité et nécessité économique à imposer un tel plan social : le dumping social et la compression de la masse salariale est une stratégie pour maximiser la rente financière des actionnaires. 

 

C'est la même "stratégie du choc", catastrophisme et chantage que celui pratiqué en matière de dette publique : frapper les esprits pour imposer sans discussion la casse sociale.

 

Imposer par le chantage de nouveaux sacrifices qui saigneront un peu plus la classe ouvrière et qui seront oubliés demain pour en imposer de nouveaux. Pendant ce temps, l'austérité siphonne encore davantage le pouvoir d'achat des salariés, aggravant la récession. Le capital pompe à tout va lorsque l'entreprise fait des profits ; quand l'entreprise est en difficulté, c'est aux salariés de payer..

 

austérité pauvreté pouvoir d'achat rigueur

 

PSA est révélateur de ce mélange explosif entre voracité du capital financier et spirale de l'austérité-récession poursuivie par les gouvernants (notamment Hollande, incapable de venir en aide aux salariés de PSA)

 

Pourtant, des solutions existent :

 

interdiction des licenciements boursiers  (une entreprise qui a distribué des dividendes au cours de l’exercice écoulé ne peut pas procéder à des licenciements économiques) ;

-  planification écologique(par exemple réorientation de la production de l'usine d'Aulnay vers des citadines électrique) - et nationalisation* si PSA s'entête à fermer Aulnay et à sacrifier ainsi l'intérêt collectif ;  

-  au niveau Européen, harmonisation des salaires par le haut, et rétablissement des protections et compensations douanières  (droit, quotas...) applicables aux échanges extérieurs (hors UE).

 

  * Dans le cas d'unités industrielles de tailles plus modestes, la solution de reprise de l'outil industriel sous forme de coopérative peut également être envisagée. Selon les cas et contexte, nationalisation ou mise en coopérative peuvent être envisagées - parfois se compléter. Bien entendu, l'Etat doit aussi mettre fin aux règles commerciale du moins disant social sous peine de laisser désarmés les salariés qui en auraient repris la gestion.

 

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 20:49

Hollande austérité Merkel pacte budgétaire volet croissance europe  carambar hausse du smic 2% Hollande Mélenchon front de gauche

 

Nette sanction de la droite et abstention record

 

Le 17 juin a marqué une nette victoire de la gauche sur la droite et en particulier une sanction des personnalités les plus shootées à la stratégie de Buisson (Nadine Morano, Maryse Joissains-Masini, Eric Raoult...)

 

Cette victoire ne doit pas pour autant éclipser l'abstention record enregistrée lors de cette élection législative (soit 44% au 2nd tour) ainsi releguée au second plan derrière la présidentielle du fait notamment de l'inversion du calendrier électoral mise en place depuis 2002.

 

Le score du Front de Gauche au 1er tour peut apparaître décevant (moins de 7% soit 1,7 millions de voix) compte tenu du score réalisé par Jean Luc Mélenchon à la présidentielle (11% soit 4 millions de voix), ce dans un contexte où le chantage du "vote utile" avait moins de prise.   

 

La fragmentation en campagnes locales et la difficulté à mettre en place une dynamique nationale y est sans doute pour quelque chose. Il faudra au sein du Front de Gauche se dire franchement les choses sans pour autant mettre en péril l'édifice qui reste en construction et qui sera vital pour affronter les évenements à venir... 

 

Quand Hollande trahit sa promesse de sortir de l'austérité 

 

  Samaras nouvelle démocratie victoire Grèce mémorendum Syriza austérité dette  Merkel Hollande pacte budgétaire europe austéritaire volet de croissance

 

Alors qu'il avait promis à plusieurs reprises et notamment en fin de campagne de sortir de l'austérité, Hollande décidait à quelques jours des élections législatives en Grèce de s'y inviter, en donnant un coup de main à la droite conservatrice grecque (Nouvelle Démocratie) qui avait pourtant recyclé une partie de l'extrème-droite (le LAOS) en réaction à la poussée de la gauche anti-austérité Syriza représentée par Alexis Tsipras.

 

Ainsi Hollande déclarait :

 

"J’ai conscience que les électeurs doivent avoir la pleine souveraineté mais je dois les prévenir parce que c’est mon devoir, parce que je suis un ami de la Grèce, que si l’impression est donnée que les Grecs veulent s’éloigner des engagements qui ont été pris et abandonner toute la perspective de redressement alors il y aura des pays dans la zone euro qui préféreront en terminer avec la présence de la Grèce dans la zone euro."

 

"Il appartient aux Grecs de se prononcer souverainement. Mais leur choix est aussi de savoir s'ils veulent rester, ou non, dans la zone euro. Ce qui suppose le respect des disciplines budgétaires et des mesures concrètes pour la croissance" 

 

En "bon ami des Grecs", il se cachait derrière d'autres "pays" pour agiter la menace d'une exclusion de la zone euro si la Grèce décidait de suspendre l'application du mémorendum de casse sociale en votant Syriza!

 

 

 

Dans un tel contexte, on voit bien que l'intention de Hollande n'est pas de résister à Merkel mais bien de s'y soumettre , les 120 ou 130 milliards d'euros "débloqués" au titre du "volet de croissance" ne sont pas grand chose en comparaison du PIB européen de 14 000 milliards ou encore des 1000 milliards d'euros que la BCE a prêté aux banques privées à des taux de 1%... Sans parler des nombreux autres renoncements (statut de la BCE, eurobonds...) 

 

L'effet de ces broutilles sera annulé par le choc de la mise en oeuvre du pacte budgétaire (TSCG). En cela  Hollande n'a en rien "réorienté l'Europe", le document final à ratifier est un pacte d'austérité et de libéralisation!  austérité aggravée avec la mise en place de la règle d'or (3% de déficit d'ici 2013 et 0,5 d'ici 2017), nouvelles attaques contre les retraites, libéralisation à tous les étages (électricité, ferroviaire...), TVA sociale, déréglementation du marché du travail... L'austérité c'est maintenant ! 

   

Le récent coup de force de Monti et Rajoy montre bien que Hollande aurait pu refuser le pacte budgétaire (TSCG) et à quel point le "volet de croissance" est une supercherie

 

Dans l'affaire ce sont deux politiciens de droite et pro-austérité qui ont obtenu quelques concessions de la part Merkel, là où Hollande n'aurait fait que de la  figuration 

 

Le SMIC et les coupes budgétaires à venir.

 

  Sapin hausse du smic 2%  Hollande Cahuzac austérité rigueur discipline budgétaire

 

Sur le plan national, la hausse du SMIC de 2% est dérisoire puisque hors inflation le coup de pouce se réduit à 0,6% (soit 1 carambar par jour). Le Front de Gauche a au contraire prouvé qu'il était possible et souhaitable économiquement d'augmenter le SMIC de façon significative (1700 € bruts) pour relancer l'économie.

 

 

Après la suppression de 150 000 postes dans la fonction publique sous Sarkozy, Hollande entend financer les créations de postes dans l'éducation nationale, la police et la justice exclusivement par redéploiement ce qui signifie suppression d'autant dans d'autres services (soit au total 65 000 postes), ce dans un contexte de coupes générales dans les dépenses publiques (lettre de cadrage de Ayrault). Attention : la santé et les hôpitaux étant également concernées par cette menace.

  

En décidant de geler l'effectif de la fonction publique au niveau où l'a laissé Sarkozy, Hollande ne fait rien de plus que cautionner les RGPP et les suppressions massives de postes sous Sarkozy pour au final poursuivre cette casse sociale...

 

D'une part, Hollande n'a cessé durant sa campagne d'invoquer un "vote utile" ou "vote efficace", c'est-à-dire voter pour lui dès le 1er tour comme s'il s'agissait de l'unique façon de "changer maintenant" ou de "sortir du traumatisme sarkozyste", plaçant ce faisant les questions de programme (notamment sur les nombreux flous : renégociation du pacte budgétaire, SMIC...) au second plan...

 

Dans ces conditions, Hollande a-t-il été élu pour mettre en oeuvre le pacte bugétaire d'austérité  Sarkozy-Merkel (TSCG)? La question se pose d'autant plus que, notamment sous la pression du Front de Gauche, Hollande a été contraint durant la campagne de promettre une "sortie de l'austérité". Engagement qu'il trahit aujourd'hui en jouant sur les mots parlant désormais de "respect des engagements", de "discpline budgétaire"...

 

NON au pacte d'austérité et de libéralisation ! L'austérité ne fera qu'aggraver la situation économique, la résistance c'est MAINTENANT!

 

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 18:25

 

front de gauche programme l'humain d'abord alternative rigueur austéritéfront de gauche

 

Alors vainqueur contre Sarkozy, Hollande promettait à la Bastille le 6 mai au soir de sortir de l'austérité.


Pourtant, tout au long de sa campagne Hollande aura réaffirmé, non sans schizophrénie, son "respect des engagements européens de la France" c'est-à-dire ceux que Sarkozy avait pris vis-à-vis de Merkel dans le pacte budgétaire (TSCG ) : réduction des déficits publics à 3% dès 2013 et à 0% en 2017 !!!


"Respect des engagements de la France", "discipline budgétaire" autant d'euphémismes pour dissimuler le choix de l'austérité et qui interdira de facto toute politique de gauche ou de relance de l'économique par la dépense publique. On sait que l'austérité ça ne marche pas : l'exemple de la Grèce montre que les plans successifs ont aggravé les déficits et la dette (de 120% du PIB en 2010 à plus de 160% en 2012...) tout autant qu'ils ont plongé le pays dans la pauvreté extrème. Le solde budgétaire net de la Grèce avant paiement des intérêts n'étant que de - 1% du PIB, on voit bien que ce sont les créanciers qui saignent cette nation.

 

Après la Grèce, l'Espagne coule à son tour sous l'effet des politiques d'austérité...

 

UE troika BCE FMI réformes structurelles privatisation austérité rigueur      

 

La promesse de rénogocier les traités européens d'austérité (MES et TSCG) signés Sarkozy-Merkel se concrétise par une superchérie qui consistera à rajouter un simple volet additif dit de croissance sans remettre en question le contenu même de l'Europe austéritaire.


Ainsi Laurent Fabius sommait la Grèce "sans arrogance" de ne pas revenir sur le dernier mémorendum et donc d'accepter notamment des amputations de salaires de 22% sous peine de sortir de la zone euro...

 

Ce chantage est fallacieux car il n'existe aucune disposition dans les traités européens permettant d'exclure une nation de l'euro et aussi parceque Syriza, coalition de gauche anti-austérité, qui était implicitement visée par Fabius, souhaite une annulation du mémorendum sans sortir de l'euro.

 

Fabius grecs sans arrogance sortie de l'austérité engagements austérité rigueur

 

Les médias ont menti sur la Grèce : cette nation est mise à sac par la finance. Elle ne bénéficie d'aucune aide puisque les sommes débloquées sont versées sur un compte bloqué qui alimente directement les créanciers. Ne pas abroger le mémorendum c'est aggraver la crise humanitaire causée à ce pays! 

 

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En France, la Commission Européenne a dépêché ses émissaire pour dissuader le nouveau gouvernement de rétablir la retraite à 60 ans et le pousser à poursuivre les fameuses "réformes structurelles" qui sont la baisse des cotisations patronales reportées sur la TVA, la privatisation d'EDF et de la SNCF, la mise en place d'un contrat unique, la casse du droit du travail... Bref tout le contraire de ce pourquoi la gauche a battu la droite!


Hollande et son gouvernement n'ont pratiquement pas réagi, il faut au contraire boter les fesses à la Troïka composées d'institutions opaques (UE/BCE/FMI) et non élues qui n'ont pas à imposer la régression sociale aux peuples souverrains.


LRU, retraite à 60 ans très restrictive, rétablissement des postes publics supprimés sous Sarkozy, les indices sont nombreux qui illustrent la rupture minimaliste du nouveau gouvernement vis-à-vis des politiques de régressions sociales menée sous la droite et sous Sarkozy et auxquelles seul le Front de Gauche propose une réelle alternative.

 

Fin 2011, EELV passait un accord de capitulation vis-à-vis du PS et en ce sens ils ne représentent pas une réelle alternative de gauche face à ce gouvernement dans lequel ils ont déjà mis les pieds... 


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Du score des candidats Front de Gauche découlera le nombre de députés que nous pourrons faire élire à l'assemblée nationale car plus nous arriverons en 1ère position à gauche dans de nombreuses circonscriptions, plus nous serons en situation d'obtenir des désistements en notre faveur pour battre la droite et l'extrème-droite.

 

A l'inverse il faut interpeller les candidats PS-EELV sur une abrogation des traités austéritaires Sarkozy-Merkel.

 


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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 10:58

Mélenchon Tsipras Front de Gauche Syrisa Grèce France dette rigueur austérité Merkel Hollande volet de croissance    front de gauche

 

Il faut sortir de l'austérité. Cette politique est non-sens sur les plans historiques et économiques. Non sens historique car elle ne tient pas compte de l'échec des  politiques de déflation salariale et de rigueur déjà mises en place par la droite française (Laval, Herriot, Doumerque...) dans les années 30[1].

 

Non sens économique car la rigueur aggrave les déficits dans la mesure où elle déprime la demande et au final contracte les recettes publiques. L'exemple de la Grèce témoigne de l'aggravation catastrophique des déficits à cause de l'austérité, en plus de leur cruauté sur le plan humain.

 

Plus cette politique échoue et plus les ayatollah du libéralisme en redemandent, prétextant mensongèrement que le Grecs n'auraient pas mis en place leur politique.

 

Cette fuite en avant rappelle la crise argentine des années 90. Le défaut de paiement et la rupture avec les politiques de casse sociale imposées par le FMI avaient au contraire permis de sortir du cercle vicieux de la récession et de générer une croissance qui n'a désormais rien à envier au marasme européen actuel (au passage, les exportations argentines n'en sont pas l'unique raison, l'exemple de l'Islande, petit pays et de surcroît globalement plus importateur qu'exportateur en illustre...) 

 

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Le soir du 6 mai Hollande promettait à la Bastille de sortir de l'austérité. Cette légitime aspiration ne doit pas pour autant nous rendre aveugle vis-à-vis de son programme et qui dissimule une bonne dose d'austérité.

 

Pour ne citer que l'objectif de réduire à 3% les déficits publics dès 2013 et à 0% en 2017 (soit le contenu même du pacte d'austérité Sarkozy-Merkel, TSCG...) ce qui interdit de facto toute politique de relance par la dépense publique. Au contraire, il faut sortir du prisme crétiniste cher à Merkel d'une relance économique par la précarisation et la paupérisation des salariés.

 

Le discours de rigueur est pleinement assumé par Moscovici et Cahuzac qui occupent deux places fortes du futur gouvernement (ministère de l'économie, des finances et du commerce extérieur et ministère du budget). 

 

Moscovi Cahuzac rigueur austérité 3% déficit traité européen Merkel rénégociation volet de croissance

 

En parallèle, on entend dire qu'il ne faudrait ménager Merkel. Mais de quoi va-t-on discuter alors? S'agit-il de sortir de l'Europe austéritaire ou de négocier un additif intitulé "volet de croissance" et qui ne remettra en rien en cause de contenu même des récents traités Sarkozy-Merkel (MES et TSCG)?

 

En Grèce, les partis austérité sont sévérement sanctionnés (la droite et les socialistes PASOK) ne recueillent qu'un tiers des voix. Syriza, le parti de gauche anti-mémorandum réalise une percée et témoigne de sa pugnacité à défendre ses engagements : l'austérité n'est pas négociable, il faut en sortir.

 

élection grèce 6 mai Syriza PASOK Nouvelle Démocratie parlement

 

Les Grecs retourneront aux urnes parce que les partis perdants (PASOK et Nouvelle Démocratie) ont voulu coûte que coûte imposer à leur nation sa soumission à la finance et le pillage de ses ressources.

 

En Grèce ou ailleurs, que cesse ce chantage et cette menace d'une sortie de l'euro pour qui cesserait de se soumettre aux politiques d'austérité! La solidarité avec la Grèce doit être totale car c'est du sort de l'Europe et de sa résistance à la casse sociale dont il est question : nous sommes tous des Grecs!

 

   index-copie-22

 

En France, seul le Front de Gauche porte un réel programme de rupture visant à créer la conditions favorables à une relance de l'économie et une réelle réparation des dégats de la politique de Sarkozy : par exemple, les 60 000 postes d'enseignants que Hollande souhaite recréer dans l'enseignement ne seront financés que par redéploiement donc depuis d'autre services publics (la justice, les hôpitaux, les équipements???)

 

Plus que jamais la campagne des législatives doit s'inscrire dans une visée nationale  pour profiter au mieux de la dynamique de la campagne présidentielle et éviter l'écueil de sa dilution dans des enjeux locaux peu lisibles aux yeux de nombreux électeurs.

 

La vraie rupture c'est le Front de Gauche, notre programme c'est l'Humain d'Abord.

 

l humain d abord front de gauche programme 2012

 

[1] Nationalistes et nationaux (1870-1940), Henri Guillemin, Gallimard, 1974

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 17:38

 

Sarkozy défaite 6 mai victoire François Hollande gauche droite 2012

 

La "classe de Sarkozy" ou la casse jusqu'au bout?

 

Le 6 mai, Hollande battait Sarkozy par 18 millions de voix contre 16,9 soit 1 million de voix d'avance.

 

En pourcentage, le rapport de force (51,6 contre 48,3) pouvait sembler moins spectaculaire que ne l'avaient annoncé les instituts de sondages durant les précédents mois. Or, comparer des millions de suffrages à des sondages n'a guère de sens sauf à additionner des torchons et des serviettes.

 

Le résultat du 6 mai appelle plusieurs remarques :

 

- la victoire de la gauche sur la droite n'a eu lieu que grâce aux reports de voix à gauche et surtout ceux d'environ 3 millions d'électeurs du Front de Gauche,

- les électeurs du centre-droit ( Bayrou) et de l'extrème-droite (Le Pen) ont majoritairement choisi Sarkozy au 2nd tour.

 

Au final, la stratégie suivie par Hollande de ménager le centre ne lui aura pas été si bénéfique. C'est encore plus vrai concernant le vote FN dans lequel Hollande y voyait un "vote de colère et de souffrance"...

 

C'est une victoire de gauche et que de nombreux éditocrates et élus de droite se sont empressés de minorer, Alain Minc estimant par exemple que celle-ci avait "gagné par effraction". Ce travail de sape est déjà une manière de sommer la gauche de renoncer à toute rupture tant de ce que le peuple pourrait légitimement aspirer en chassant Sarkozy.

 

Ce dernier, contraint de reconnaître son échec s'est alors livré à une opération "gentleman fair play", où sa prétendue "classe" a été ressassée durant plusieurs jours nonobstant la campagne putacière et outrancière à laquelle il s'est livré.

 

Pas si classe si l'on en juge les derniers décrets passés après le 6 mai :  TVA sociale, journée de carence des agents du public, évaluation des enseignants, "fichier d'analyse sérielle"...

 

La pseudo-classe de Sarkozy n'avait pour fonction médiatique que d'occulter les derniers coups bas de casse sociale de la part de l'équipe Sarkozy pourtant défaite par les urnes. Ces décrets scélerats doivent être abrogés immédiatement !

 

Sarkozy Bayrou TVA sociale rigueur austérité coupes massives budgets publics journée de carence fonctionnaires évaluation enseignants fichier fichage Guéant

   

L'inquiétante dérive de la droite UMP et de certains médiacrates...

 

Sarkozy Le Pen Buisson extrème-droite dérapage dérive république pétain

 

La campagne de Sarkozy s'est jouée très à droite et même à l'extrême-droite s'inspirant de la stratégie pensée par son conseiller Patrick Buisson, addict aux sondages. Cette dérive s'est particulièrement aggravée à l'entre-deux tours, Le Pen en 3ème place lui donnant ce loisir.

 

Plusieurs questions illustrent cette inquiétante dérive :

 

-en 1940, Pétain disait "rien ne serait plus grave que de laisser le monopole des préoccupation sociales aux hommes [les syndicats dont la CGT qui était alors dissoute] qui ont hier prétendu représenter, et qui ont en fait trahi les intérêts des travailleurs[1].

 

En 2012, Sarkozy accusait la CFDT de Florange de "trahir la confiance des salariés" dans l'esprit de son discours sur les corps intermédiaires reprenant mot pour mot et à peu de nuance près la phraséologie pétainiste.

 

petain2-copie-1.jpg

   

- Sarkozy rend  les immigrés responsables des déficits des comptes sociaux ce qui est non seulement un mensonge mais qui est la substance même de la rhétorique du FN faisant de l'immigré le bouc-émissaire de la crise. Dans cette lancée, Sarkozy estimait "Le Pen compatible avec la république".

 

Sarkozy Le Pen compatible république

Durant les derniers jours de campagnes, certains journalistes se sont vu hués, insultés et parfois même agressés pour avoir mentionné les révellations de Médiapart sur le financement de sa campagne en 2007 par Kadhafi ou encore pour avoir mis en contradiction le discours du candidat avec sa pratique.

 

En somme, plus Sarkozy mentait et plus il accusait la gauche et les médias de mensonge. Plus, il devenait violent, chauffant à blanc ses troupes et plus il sommait la presse de se taire pour en quelque sorte interdire tout propos critique en son encontre.

 

Avec Sarkozy plus c'est gros et c'est plus ça passe! C'est une acte de salubrité publique que ce personnage ait été dégagé!  Son mentor Copé semble poursuivre ladite voie en se posant en  "chef de guerre".

 

Autre dérive inquiétante : celle d'une partie de l'establishment médiatique et notamment des médiacrates les plus larbins des classes possédantes, du patronat et des puissants. (voir la vidéo ci-dessous ...)

 


Désormais, ces laquais du capital n'hésitent pas à se faire les avocats du Le Pen et de la dérive extrème-droitière de l'UMP.

Dans un entretien télévisé avec Mélenchon, Pujadas interdisait ainsi à ce dernier de critiquer Le Pen pour le fallacieux prétexte que celle-ci n'était pas présente sur le plateau (sic).

 

 

Dans le même registre, Claire Chazal repprochait à Mélenchon de se présenter à Hénin Beaumont et de vouloir ainsi empêcher à Marine Le Pen d'avoir un siège à l'assemblée Nationale...

 

 

Ou encore Arlette Chabot demandait à Mélenchon s'il était "allé trop loin" parce qu'il avait dénoncé à la dérive verbale insupportable du candidat Sarkozy sur les syndicats.

 

 

Pujadas larbin Front National puissants Mélenchon  images-copie-37.jpg

 

Dans les années 30 la droite française disait : "mieux vaut Hitler que le Front Populaire". Désormais, une partie de l'oligarchie médiatique et de la droite semblent de plus en plus séduits par le : "mieux vaut Le Pen que Mélenchon"...


Une seul réponse à cela : résistance!

 

 

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[1] Nationalistes et nationaux (1870-1940), Henri Guillemin, Gallimard, 1974


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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 13:21

Sarkozy président des riches bouclier fiscal TEPA niches fiscales dette innégalité pauvreté richesse         pouvoir d'achat salaires emploi chômage privatisation sécurité sociale retraite pauvreté richesse bouclier fiscale niches fiscales exnération sociales bilan Sarkozy

  Le 6 mai, Sarkozy doit être battu pour son bilan :

 

- chômage record et casse sans précédent de l'emploi industriel,

- hausse de la pauvreté,

- explosion de la dette et des déficits grâce aux cadeaux fiscaux massifs accordés aux sociétés et aux riches.

 

Inaction et passivité pour sortir la France de la crise, mais encore coups durs en série depuis 2007 à l'encontre du monde du travail, des classes moyennes et populaires...

 

Sarkozy fourbe coups durs salariés classes populaires TVA sociale retraites sécurité sociale 

 

-avec Sarkozy, les malades ont toujours tort, déremboursements en série et franchises médicales (ou encore hypertension sévère retirée des la liste des ALD),

- TVA sociale et hausse de la TVA à taux réduit,

- reforme des retraites,

- privatisations de La Poste, de GDF livrée à Suez (merci Sarkozy, les tarifs du gaz et de l'électricité ont explosé sous ton mandat),

- désorganisation des services publics (éducation, justice, police, SNCF, équipements...).

 

Avec Merkel, Sarkozy a infligé l'austérité à toute l'Europe : une politique qui ne marche pas, qui aggrave les déficits et plonge les peuples dans la misère et la récession (Grèce, Espagne, Portugal, Italie et maintenant France). Dégageons celui qui a dit OUI à la finance et à Merkel!

 

Le président qui le plus tapé sur les salariés est celui qui a le plus gavé les riches et les sociétés : bouclier fiscal, niches fiscales, sans parler des connivences insupportables avec les grandes fortunes (affaire Bétancourt).

 

 dette publique escroquerie causes déficits niches fiscales Lisbonne banques BCE spéculation misère récession Grèce austérité Espagne chômage récession

 

En même temps qu'il tape sur les immigrés pour draguer le FN, Sarkozy se fait financer sa campagne de 2007 par le dictateur Kadhafi (selon les révélations de Médiapart). La guerre que mène Sarkozy est en réalité celle des puissants contre les modestes ! 

 

 Sarkozy financement campagne 2007 Kadhafi ?

 

Au discours insoutenable contre les syndicats et contre la gauche (digne de l'époque de la collaboration) succède des violences verbales voire parfois physiques contre les journalistes (aggression d'une journaliste de  Médiapart) lors du rassemblement organisé par l'UMP et Sarkozy au Trocadéro.L'UMP ferait-elle une compétition avec le FN?

 

C'est insupportable ! ça suffit ! Après 5 années de souffrances, il faut voter pour sanctionner Sarkozy.

Le vote pour François Hollande n'est pas un vote de soutient à son programme, c'est un acte de salubrité publique pour se débarrasser de celui qui a le plus cassé socialemement et politiquement la France et sa République!

 

Le 6 mai, votez Hollande pour battre Sarkozy!

 

  casse toi pov' con battre Sarkozy sanctionner vote suffrage universel 6 mai république Hollande

 

 

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 21:15

  3536797.jpg            Vrai travail Pétain Sarkozy

  

Le choix est clair : le 6 mai Sarkozy doit être battu : pour cela votez François Hollande !

Sarkozy a mené ces 5 dernières années une sévère politique de régression sociale alors qu'une petite oligarchie composée de patrons, de financiers et de grosses fortunes a été gavée de privilèges fiscaux.

Sarkozy est celui qui avec Mekel a infligé à l'Europe toute entière une sévère cure d'austérité, véritable hold-up social qui a aggravé au final la crise et les déficits.

 

Après 5 années de lepénisation de l'UMP, le niveau du vote FN (18%) témoigne de l'irresponsabilité de Sarkozy qui a contribué à banaliser la xénophobie et au final cautionner le discours du FN.

 

Rien ne semble plus arrêter ce petit politicien prêt à tout pour faire oublier son bilan calamiteux : Le Pen est déclarée "compatible avec la République", intox et calomnies insupportables à l'encontre de la gauche, mensonges à l'encontre des immigrés, transformés en bouc-émissaires des échecs de cette droite libérale et xénophobe..

 

Dans sa furie, Sarkozy fait désormais l'écho d'une rhétorique pétainiste visant à casser les organisations de défense des travailleurs que sont les syndicat en prétendant instaurer une "fête du vrai travail".

 

Les faits sont tétus, Sarkozy reprend pratiquement mot pour mot ceux de Pétain à l'encontre des syndicats.

 

  Sarkozy Pétain syndicats vrai travail représenter salariés trahison confiance

 

Le Front de Gauche appelle à voter Hollande pour battre Sarkozy. 

 

Ceci n'est n'est pas un soutien politique au programme de Hollande mais pour battre :

 

-  celui qui a dit OUI à Merkel et à finance,

-  celui qui fait payer les malades, les salariés, les chômeurs et les victimes de la crise...

-  celui dont le programme n'est autre que de poursuivre sur la voie de la rigueur, de la régression sociale (TVA sociale, coupes budgétaires sans précédent à venir) et de la diversion xénophobe et populiste dans une alliance objective avec le FN de plus en plus apparente...

 

1er mai capitalisme vrai 1er mai syndicats travailleurs solidarité

 

Une victoire de Sarkozy serait un coup fatal porté à l'encontre du monde du travail de par la démoralisation qu'elle causerait. C'est une question de la salubrité publique que de battre Sarkozy : le discours de la collaboration n'est pas une option acceptable en république ! En Hongrie, le libéral Orban a montré à quel point il pouvait devenir autoritaire...

 

 

 

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 12:15

Le bilan Sarkozy est calamiteux : chômage et casse de l'emploi industriel, explosion de la pauvreté et baisse du pouvoir d'achat, privatisation et casse des services publics, diversions xénophobes au quotidien...

Sortir Sarkozy est une nécessité tout autant que se débarrasser de sa politique.

 

Jean Luc Mélenchon candidat Front de Gauche Humain D'abord vote utile chantage crise rigueur alternative révolution citoyenne

 

Dans ces conditions, le vote Front de Gauche c'est-à-dire pour son candidat Jean Luc Mélenchon est le seul vote utile à gauche pour sortir du carcan des politiques de rigueur qui aggravent la situation économique tout autant qu'elles sont humainement inacceptables. Les exemples sont déjà nombreux : Grèce, Irlande, Portugal, Espagne...

 

Grèce rigueur austérité indignés grève manifestation troïka syntagma

 

Si François Hollande prétend aujourd'hui "s'affronter à la finance", il tenait il y a quelques mois encore un discours complétement différentparlant alors de "donner du sens à la rigueur", affirmant que "globalement il faudrait travailler plus", ou encore refusant de revenir sur les suppressions de postes dans l'éducation nationale opérées sous Sarkozy.

 

Aujourd'hui encore, faute de s'attaquer franchement aux véritables causes de la dette, Hollande s'interdit toute politique de relance à la hauteur de la gravité de la crise ou encore de réparer les dégâts de la politique de Sarkozy.

 

François Hollande donner sens à la rigueur austérité Sarkozy

 

Par exemple, sur les 100 milliards d'euros de niches fiscales octroyées par la droite aux riches et aux sociétés et que le Front de Gauche propose de supprimer, Hollande ne revient que sur 29 milliards. Ou encore, il n'est pas question pour Hollande de sortir du carcan du Traité de Lisbonne et du TSCGou encore de changer les règles de la création monétaire.

 

programme chiffrage Front de Gauche crédibilité réalisme gauche crise solutions politiques

 

Voter utile, c'est choisir le programme (chiffé) qui convient le mieux à la situation.

 

Voter utile, c'est mettre fin au désastre environnemental en mettant en place la planification écologique parce que le développement dit durable n'est pas compatible avec la loi du profit au dessus de toute autre considération.

 

Voter utile, c'est mettre fin à la Vème république par l'élection d'une assemblée constituante, ce, alors que Sarkozy et Chirac ont usé du présidentialisme pour passer en force contre l'avis et l'intérêt du peuple (retraite, TCE, privatisations...)

 

Voter utile, c'est battre l'extrème-droite et le Pen et ne plus leur laisser la 3ème place qu'ils occupent depuis plus de 25 ans.

 

Imaginons un instant Hollande élu président de la république et se hasarder à poursuivre voire intensifier l'austérité (les socialistes Papandréou en Grèce, Zapatero en Espagne et Di Rupo en Belgique n'ont pas opposé la moindre résistance à la finance...). Plus le Front de Gauche sera fort en 2012, plus il apparaîtra ensuite comme une alternative crédible pour sortir de l'austérité et un recours contre la droite et l'extrême-droite.

   

Papandréou rigueur austérité enrichissement banques faire payer salariés fonctionnaires chômeurs retraités pauvres privatisation    Manifestation Grèce solidarité austérité rigueur casse sociale

 

Et pour 2012, en dernière instance c'est aux suffrages de décider et non pas aux sondage, car autrement nous ne vivrions plus en démocratie... Tout se passe comme si les électeurs devaient voter la peur au ventre.

 

6ème république constituante jean luc Mélenchon Montebourg 5ème république démocratie référendum autoritaire présidentialisme parlement 1789 1945 suffrage universel souveraineté populaire

 

Or, même les sondages reconnaissent que la poussée de Mélenchon ne nuit en rien à la gauche au 2nd tour. L'ordre d'arrivée au 1er tour ne présage en rien du résultat du 2nd , au final ce sont les reports de voix à gauche qui feront  la différence. Enfin, Mélenchon est prêt à discuter avec toute la gauche. Pour Hollande, son programme est  "à prendre ou à laisser"...

 

Refusons le chantage du "vote utile" et l'intoxication médiatique. Pour un vote libre, de conviction et utile pour l'avenir, votons Jean Luc Mélenchon le dimanche 22 avril !

 

Prochain meeting à Paris  - Parc des Expositions : Jeudi 19 avril 2012 à 19h00


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