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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 08:31

 

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2007-2012 - un lourd bilan de casse sociale

 

Aussitôt déclaré candidat, le président Sarkozy s'autoproclamait "candidat du peuple". Pourant, jamais depuis la Libération, un président n'aura autant attaqué le niveau de vie des salariés, des classes populaires et moyennes.

 

Retraites, assurance maladie, salaires, garanties collectives, services publics, droit de grève... Sarkozy s'en est pris à tout ce qui avait contribué à améliorer les conditions d'existence populaires depuis la seconde moitié du XXème siècle.

 

Dans un contexte où par par ailleurs, lui et son prédécesseur, Jacques Chirac (dont il avait été à plusieurs reprises le ministre), ont octroyés des cadeaux fiscaux et sociaux massifs aux riches et au patronat. Retour sur 5 années de casse sociale...

 

2007 : Feu sur les régimes spéciaux et les étudiants 

 

   Sarkozy Fouquet's président des riches loi TEP bouclier fiscal cadeaux aus riches patronat Sarkozy UMP répression LRU CRS gendarme mobile

 

Dès les premiers mois, Sarkozy annonce un packet de cadeaux, la Loi Tepa, destinés aux plus riches, aux sociétés et aux revenus du patrimoine et comprenant notamment le bouclier fiscal sapant encore la progressivité de l'impôt sur le revenu.

 

Ces mesures, additionnées aux baisses d'impôts et niches déjà octroyées sous Chirac, ont permis aux sociétés de bénéficier en 2009 de niches fiscales et sociales à hauteur de 173 milliards d'euro. Là se trouve la véritable raison de l'explosion des déficits publiques depuis dix ans...

 

La priorité que se fixe Sarkozy pour 2007 est d'attaquer les secteurs et corps professionnels tels que les cheminots, électriciens, gaziers, étudiants...  qui s'étaient montrés combatifs en 1995 contre le Plan Juppé.

 

La réforme des régimes spéciaux visent en réalité à généraliser la même réforme imposée par Balladur aux salariés du privé en 1993 et par Fillon aux agents de la fonction publique en 2003 à savoir allonger la durée de cotisation de 37,5 annuités à 40.  Ces gouvernants ont volontairement mis en oeuvre cette réforme par étapes pour mieux diviser le monde du travail. Sarkozy sait se sevir de l'amnésie médiatique pour montrer du doigts certaines professions.

 

Dans le même temps, Sarkozy impose la loi LRU(ou Précresse) exerçant de fait un chantage sur les universités en leur promettant une "modernisation" moyennant :

 

-  la mise en place d'une logique de gestion managériale remettant en cause les acquis démocratiques de l'université,

-  l'entrée des intérêts privés dans les CA des universités, mettant à mal l'indépendance des savoirs et de la recherche,

-  la privatisation possible du patrimoine immobilier des université, l'embauche directe possible par les présidents d'université...

 

D'autres mesures, lourdes de conséquences sont mises en place dès 2007 :

 

- la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), consistant notamment à ne remplacer qu'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Les conséquences sont aujourd'hui dramatiques dans l'éducation nationale . D'autres services publiques tels que la culture, la justice (réforme de la carte judiciaire) ou la police sortent également exanguesdes restructurations dont la logique crétiniste est de gérer l'Etat à la manière d'une multinationale

- mise en place des franchises médicales. Sarkozy adore s'inspirer des pays libéraux pour dérembourser les malades...

- poursuite du démentellement d'EDF-GDF et  fusion-privatisation de GDF pour livrer l'entreprise à la multinationale Suez. Depuis 2005, les tarifs régulés du gaz ont augmenté d'environ 61%, dont  20% en 2011.

- mise en place du "service minimum" dans les transports. Jamais la qualité des services publics (dont SNCF restructurée et désorganisée) n'a jamais été autant tirée vers le bas avec des tarifs en hausse constante. Il s'agissait avant tout de neutraliser le droit de grève pour mieux paser en force.


2008: attaques contre l'ensemble du salariat (retraite, code du travail, temps de travail...)

 

 

Fillon allongement durée de cotisation 41 ans 2008 manifestations grève CGT  Traité de Lisbonne TCE vote NON Sarkozy concurrence libre et non faussée passe en force article 124 BCE crise libéralisme

 

Casser la résistence potentielle des cheminots, électriciens, étudiants... était une des conditions préalables pour s'en prendre à l'ensemble du monde du travail. Sarkozy et Fillon s'y emploient dès 2008 dans une série d'attaques contre le public et le privé sans distinction :

 

-  allongement de la durée de cotisation de 40 ans à 41 ans,

réécriture du code du travail,

-  nouvelles mesures dérogatoires pour saper les bases légales des 35h

 

Sarkozy n'hésite pas à invoquer de manière abusive un prétendu contrat ou mandat passé entre lui et les Français en 2007 pour passer en force. Il sait aussi s'assoir sur leur vote notamment le NON au TCE et contourne le suffrage universel pour faire passer le Traité de Lisbonne (avec d'ailleurs l'assentiment des socialistes...)

 

 

2009 : la crise et l'inaction

 

 

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Contrairement à ce qui a été peroré à Toulon, il n'y a pas eu de moralisation du capitalisme et en particulier de la finance. Il n'y a pas eu de politique véritablement volontariste qui tienne compte des leçons de la crise des années 30. Sarkozy a été l'exemple même de servilité vis-à-vis de l'Europe et du carcan orthodoxe libéral interdisant toute politique de relance publique.

 

Sarkozy est surtout venu au secours des banques ; une fois sauvée par les états, ces dernières allignaient les bénéfices records et n'hésitaient pas à exiger des reformes de régression sociale de la part de ces derniers.

 

Avec la crise, les mauvais coups ne s'arrêtent  :

 

- réforme du statut de la Poste pour en faire une société anonyme, la privatisation est engagée!

- réforme de tarification des hôpitauxsignée Sarko-Bachelot dans une logique de marchandisation des soins au détriment de qualité de ce service public.

- tentatives de supprimer la carte famille nombreuse, suppression de la carte vermeil remplacée par une carte payante...

 

2010 : le chantage sur la Grèce et la réforme des retraites 

 

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L'aggravation de la crise de la dette publique en Grèce sert de prétexte pour imposer un plan d'austérité connu sous le nom de Memorendum (FMI/BCE/UE). Les politiques mises en place sont féroces pour la population ; le discours médiatique dominant particlièrement ideux et xénophobe à l'égard des peuples portugais, irlandais, italien, grec et espagnole (surnomés PIGS par les agences de notation).


En France, Sarkozy et Fillon n'hésitent pas à utiliser l'exemple de la Grèce comme monnaie de chantage pour effrayer les Français et justifier la réforme des retraitesde Woerth et prévoyant :

 

- un report de l'âge légal de 60 à 62 ans,

- un raport de l'âge du taux plein de 65 ans à 67 ans,

- un allongement de la durée de cotisation de 41 à 42 ans

 

Malgré les millions de manifestants descendus à de très nombreuses reprises dans la rue, Sarkozy passe en force. Le droit de grève est baffoué dans les rafineries avec la requisisitionde la quasi-totalité des grévistes au nom de la défense nationale. Avec les lycéens Sarkozy use de la stratagie de tension pour casser leur mobilisation.

 

Pour mémoire, Sarkozy s'engagait en 2008 à ne pas toucher à la retraite à 60ans..

 

 


 

 

 

2011 : le hold-up de la finance, Sarkozy, laquais de Merkel

 

Sarkozy Merkel Papandréou référendum rigueur Grèce dette diktat  misère grèce sans abris paupérisation rigueur austérité UE BCE diktat

 

Les politiques d'austérité en Grèce aboutissent à des conséquences dramatiques voire montrueuses pour la population grecque. Sur le plan économique, elles ont  aggravé les déficits publics désormais décrits comme "hors de contrôle" par un rapport d'une commission parlementaire grecque, vite étouffé... .

 

Plutôt que de reconnaître l'échec d'une politique qui ne marche pas, l'axe Sarkozy-Merkel choisit d'intensifier l'austérité infligée à la Grèce et de la généraliser à d'autres pays dont la France.


Ainsi durant l'été 2011,les médias relaient de façon hystérique le discours libéral mensonger selon lequel nous vivrions au dessus de nos moyens. En réalité, ce sont les recettes publiques qui ont été siphonées par les baisses d'impôts et niches fiscales offertes par la droite aux riches et aux entreprises depuis le début des années 2000. Par ailleurs, le Traité de Lisbonne interdit tout financement des états par la BCE, donnant loisir aux marchés financiers privés d'étrangler les états...

 

Les mesures tombent contre les malades, les salariés et les consommateurs :

 

- déremboursement des malades, l'hypertension sévère retirée des ALD,

- taux réduit de la TVA augmenté de 5,5 à 7%,

- gel du barème des tranches de l'impôt sur ler revenu,

-  journée de carence supplémentaire dans le public - dans le privé l'instauration d'une 4ème journée de carence se heurte au lobbying du patronat - on l'aura compris avec ce président il faut mieux être patron que salarié ou agent du public.

 

2012 : derniers coups de poignards dans le dos

 

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Sarkozy endosse l'habit d'un président prétendument courageux pour mieux saper le pouvoir d'achat des classes populaires et moyennes en élevant la TVA de 19,6 à 21,2% (TVA sociale). Peu de temps après il se présente en "candidat du peuple"...

 

Pour finir : passage en force sur le MES, sorte de FMI européen, qui avec le nouveau traité européen (TSCG ou "pacte budgétaire") sont destinés à généraliser la politique du 0 déficit dont le dictateur portugais Salazar a été l'un des chantres... Sous l'impulsion de Sarkozy-Merkel, l'Europe austéritaire se met en marche et le PS brille par son abstention au Parlement.

 

Le chômage est massif et record (5 millions toutes catégories). 300 000 postes détruits depuis 2007 dans le secteur industriel. Beau travail pour le président qui prétendait réhabiliter la "valeur travail"! Baisse du pouvoir d'achat.. La souffrance est grande et le bilan calamiteux. Il faut des diversions pour faire passer la pillule...

 

Ces attaques sociales se sont accompagnés d'un durcissement des politiques sécuritaires. Ces 5 dernières années, la droite n'a cessé draguer l'extrème-droite, notamment lors du débat sur "l'identité nationale". Il y a peu, Fillon invitait les juifs et les arabes à s'interroger sur les pratiques rituelles casher et halal...

 

A quelques semaines du 1er tour de la présidentielle,l'extrème-droite et la droite pour partie(dont Copé) tentent de surfer sur les récentes tueries de Toulouse et Montauban pour imposer leur thématique xénophobes.Sarkozy n'hésite à profiter de son statut de président en prétendant "rassurer" les Français alors qu'il joue la peur dans un collègue parisien.

A la manière de Georges W Bush, il tente de dévoyer le débat de la présidentielle vers de nouvelles mesures anti-terroristes qu'il aurait déjà proposées en 2005. S'il est trop tôt pour conclure à ce stade, le déroulé de l'enquête et de l'opération du RAID suscitent des questions (voir aussi link et link) Aussi, le CSA décide d'interrompre le décomte du temps de parole soit l'égalité de traitement médiatique entre candidats à partir du moment où ils s'expriment sur cet attentat...

 

La casse sociale s'accompagne d'un resserrement du controle des oligarchies patronales et financières sur les médias, Sarkozy n'hésite pas à exercer pressions et menacessur le monde journalistique, la télévision publique revient à l'âge de l'ORTF avec la désignation directe de son PDG par le président de la république. Les sondages n"hésitent pas à verrouiller le jeu politique en prétendant parler à la place des Français...

 

 

Mensonges à Gandrange, récidive à Florange

 

Sarkozy charlatan casse sociale services publics dette chômage mensonges Gandrange Florange désindustrialisation Lisbonne banques spéculation

 

Charlatan : "se dit de celui qui exploite la crédulité publique en vantant ses prodiges, sa science et ses qualités". Peu importe que Sarkozy ait menti aux metallos de Gandrange en 2007, l'important était de récidiver avec ceux de Florange en 2012 - et d'ailleurs sous l'assentiment d'une partie de la classes journaliste accompagnant son marketing politicien...

 

 

Sarkozy promet des millions aux métallos de Florange, millions en réalité déjé programmés et ne concernant que très marginalement les activités menacées (haut Fournaux). Le mensonge est gros, mais le journaliste de France Inter semble s'excuser de parfois contredire le président-candidat Sarkozy.

 

 


 

 

Mensonges à la radio, matraques et lacrimos contre les métallos venus rencontrés le "candidat du peuple" dans son QG de campagne. Lorsque ces derniers vont à la Tour Eiffel déployer leur banderole au 1er étage avec l'autorisation de la Ville de Paris, un cordons de CRS les en empêche sur ordre de la préfecture de police...

 

Avec Sarkozy, tout est communication, peu importe de mentir, peu importe qu'un oligarque tel Mittal casse l'emploi industriel, l'important est que ça ne se voit pas de trop...

 

Cette affaire illustre également, l'influence toujours plus grande de la finance et des agences de notation sur l'industrie. Mittal met à l'arrêt des usine en France pour rentabiliser davantage les obligations émises pour finance ses investissements. Contrairement aux bobards racontés, la France a besoin d'acier, par ailleurs importé de Russie...

 

 

4 bonnes raisons de voter Mélenchon

 

Battre Sarkozy est une nécessité vitale pour le monde du travail, les classes moyennes et populaires. Autant d'attaques sociales et de mauvais coups appellent une véritable rupture et réparation de ces attaques. Nous voulons battre Sarkozy et se débarasser de sa politique!

 

Jean Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche, est le seul à proposer un programme (chiffré) qui tire la juste mesure de la gravité de la crise et qui s'engage à revenir sur la casse sociale menée par la droite depuis une dizaine d'année. Pour cette raison et pour les suivantes, le vote Mélenchon est le vote le plus "utile" et "efficace".

 

1°) Ce sont les électeurs qui décident et non les sondages. Les sondages ont déjà décrèté que Sarkozy affronterait Hollande au 2nd tour. Or, il n'existe aucune loi qui interdise à Mélenchon d'être présent au 2nd tour si ce n'est celle qui voudrait interdire aux électeurs de faire un libre choix.

Une telle logique est contraire à la démocratie et dénature le suffrage universel pour fouler au pied la souveraineté populaire.

 

2°) Un 21 avril bis? En 2002, la gauche était divisée comme jamais(Taubira, Jospin, Hue, Chevenement, Voynet, Besancenot, Laguiller...). Jospin a de surcroît encouragé cette diversité. Et surtout Jospin était sortant, affichant une autosatisfaction vis-à-vis de son bilan qui a excédé plus d'un électeur de gauche qui n'avait pas voté pour lui en 1997 afin qu'il privatise davantage que Juppé et Balladur (Air France et France Telecom par exemple...)

 

Il n'a jamais été question pour une partie du PS, dont Hollande, de tirer les leçons l'expérience de la gauche plurielle et de son dérapage sociallibéral ; on a préféré pour des raisons de facilité s'en tenir à un discours infantalisateur vis-à-vis de l'électorat de gauche en le sommant de ne pas recommencer...

 

3°) L'élection présidentielle se jouerait en 1 tour. FAUX, jusqu'à preuve du contraire elle se joue en 2 tours. Ni Mitterrand ni Chirac n'étaient en tête au soir du premier tour en 1981 et 1995. La véritable question est celle du report des voix à gauche et à droite et de la capacité à convaincre une majorité d'électeurs.

 

En 2007, alors que Sarkozy était alors en tête, Bayrou avait par ailleurs semé le trouble en refusant d'arbitrer le duel Sarkozy-Royal.

 

4°) le véritable vote utile c'est celui pour un programme utile et c'est faire un choix libre. Mélenchon est le seul à rompre avec les politiques de rigueur et d'austérité qui ont aggravé la crise, le seul à réparer les dégâts de la politique de Sarkozy (Smic, fonction publique, retraite...), le seul capable de faire la jonction entre l'écologie et le social (planification écologique) et sans se faire phagocyter par le PS...

 

Dans un premier temps, Hollande prétendait "donner sens à la rigueur". Depuis le discours du Bourget il dit vouloir s'affronter à la finance. Mais il refuse de s'engager sur de nombreux points cruciaux : politique de relance publique, statut de la BCE, rétablissement des postes publics supprimés par Sarkozy, choix souverain sur le nucléaire... Au lendemain du rassemblement à Paris où 122 000 manifestants venaient écouter Jean Luc Mélenchon, il s'en moquait le qualifiant de "charivari"...

 

Si les portes nous sont fermées, nous les forcerons en faisant usage de nos suffrages ! Le vrai changement c'est maintenant et c'est Mélenchon !

 

 

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 10:45

Une page destinée à vulgariser les origines et causes de la dette, pour déconstruire les idées-reçues et assénés par la pensée unique libérale. 

dette évolution cause de la dette publique origine droite Sarkozy explosion déficit dépense publique recettes niches fiscales exonération vivre au dessus de ses moyens dépense publique-copie-1

 

Contrairement aux bobards régulièrement matraqués , ce n'est pas la dépense publique qui aurait aggravé l'endettement mais les cadeaux fiscaux massifs accordés aux riches, aux sociétés et revenus du patrimoine ; ce, dans un contexte où les règles de création monétaires interdisent aux banques centrales de financer directement les états.

 

En Grèce, le principal syndicat de policiers menace de réclamer des mandats d'arrêt contre les émissaires de l'UE et du FMI pour ""chantage, tentatives de subrepticement abolir ou ronger la démocratie et la souveraineté nationale"...

 

Les partis qui refusent le programme de la Troîka recueilleraient autour de 40% des suffrages (selon un dernier sondage) et seraient alors majoritaires au parlement. Paniquée, Merkel est alors intervenue auprès du gouvernement grec (soutenu par les socialistes, droite et extrème-droite) pour repousser les élections


Pendant ce temps le rouleau compresseur de l'austérité continue son sale boulot. Sarkozy fait passer en force au parlement et dans l'urgence la modification du Traité de Lisbonne et l'instauration du Mécanisme Européen de Stabilité. Le but de la manoevre est l'instauration du  TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Union économique et monétaire appelé aussi "pacte budgétaire") dont l'objet est d'interdire tout déficit au délà de 0,5% - politique digne du dictateur portugais Salazar - et dans l'espri de l'Europe austéritaire voulue par Sarkozy-Merkel.

 

Grèce rigueur austérité indignés grève manifestation troïka syntagma

 


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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 14:20

 

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Perte du triple A : le fiasco des politiques de rigueur casse sociale

 

Ce vendredi 13 janvier 2012, l'agence de notation Standards&Poors dégradait la note de la France perdant ainsi son AAA. Triple A que le gouvernement prétendait défendre inconditionnellement quitte à multiplier ces derniers mois les mesures de régression sociales : déremboursements de l'assurance maladie, hausses de TVA, gel du barème de l'impôt sur le revenu...

 

Xavier Betrand hypocrite assurance maladie santé déroumboursements attaques droits assurés sociaux  Manifestation front de gauche standards poor perte du triple A AAA dictature agences de notation finance dette spéculation indigné Jean Luc Mélenchon Noter tue résister démocratie services publics régression sociale casse sociale

 

Cet évènement marque l'échec des politiques de rigueur menées par Sarkozy et le gouvernement Fillon au nom d'une politique d'apaisement de la finance et des agences de notation.

 

Plutôt que de casser le monopole de la finance privée pratiquant des taux usuraires vis-à-vis des nations, Sarkozy et Merkel ont préféré entraîner l'Europe dans une politique aveugle et brutale de casse des acquis sociaux et services publics. Cette vidéo retrace les raisons principales de la dette :

 

 


 
 

Les alternatives existent pourtant ; pour n'en citer que quelques unes : autoriser la BCE à prêter directement aux état ce qui allégerait déjà la pression de la spéculation de la finance privée sur la dette publique, ou encore défaire les cadeaux fiscaux massifs que Sarkozy et sa majorité ont offert aux entreprises (100 milliards d'euros annuellement). 

 

Loin de résorber les déficits, les politiques de rigueur ont au contraire déprimé les économies de nombreuses nations européennes. L'exemple le plus dramatique de ce fiasco étant la Grèce,la France n'est pas épargnée par la récession et un chômage record.

 

Sarkozy Bayrou TVA sociale rigueur austérité coupes massives budgets publics centre droite gauche Hollande  

 

Pour la droite et François Bayrou, lui-même partisan de l'instauration d'une TVA sociale et de coupes massives dans les budgets publics, il n'est jamais question de remettre en cause ces politiques libérales de rigueur qui nous conduisent au fiasco.

 

Au contraire, la pensée unique libérale ne cesse préconiser leur intensification : TVA sociale, nouvelles attaques contre les retraites, accélération de la casse des services publics déjà engagée via la RGPP et pourquoi pas la 5ème semaine de congés payés et les 35h puisque Luc Chatel les accusent d'avoir été acquis "à crédit".

 

Hollande n'a rien trouvé de mieux à faire que regretter que la "bataille" de la défense du triple A aie été perdu et que "nous ne soyons plus en premières division" appelant même le gouvernement à présenter au nom de la "sincérité" une "loi de finance rectificative". Plutôt que de cautionner le pouvoir demesuré des agences de notation, la véritable bataille que la gauche devrait mener devrait être celle de la défense de l'indépendance financière de notre démocratie face à la finance.

 

C'est une véritalbe  logique de fuite en avant dont les conséquences seront aussi désastreuses voire monstrueuses comme c'est déjà le cas en Grèce. Seule la mobilisation populaire de la rue et par le suffrage universel pourront défaire ces plans de casse sociale. Votez Front de gauche en mai 2012! N'attendez pas cette échéance pour résister!

 

  dette origine audit citoyen pétition spéculation banque finance pillage                        Jean Luc Mélenchon candidat Front de Gauche Humain D'abord

 

 

Aéroports, grève des agents de sécurité : Sarkozy complice du patronat

 

grève agents de sécurité aéroports salaires conditions de travail négociation prime pris en otage service minimum  gréve agents de sécurité aéroports ADP Lyon

 

A côté de la casse des services publics, l'autre axe des politiques de rigueur consistent à faire la misère aux salariés (du privé comme du public) sous couvert de "compétitivité". La grève des agents de sécurité des aéroports est révélatrice de la complicité de Sarkozy et de ce gouvernement (Mariani, Guéant, NKM) vis-à-vis d'un patronat autiste (Brinks, Securitas...) qui pouvait négocier avec les salariés durant la période de préavis précédant la grève.

 

Bas salaires (1100€ très souvent), amplitudes horaires importantes, conditions de travail dégradées, ces salariés en grève réclamaient leur juste du. En réponse à cette grève, ADP (Aéroports de Paris) et Aéroport de Lyon ont le choix de faire remplacer les grévistes pour des salariés appartenant à d'autres sociétés pour la contourner.

 

Une telle pratique est non seulement une atteinte au droite de grève, qui est un droit constitutionnel, mais fait aussi courir des risques à la sécurité des voyageurs (j'ai pu constater de mes propres yeux l'état d'improvision des contrôles réalisés par ces agents qui remplaçaient des grévistes...)

 

grève aéroport policiers remplaçant gréviste atteinte droit constitutionnel

 

Loin d'être garant du droit constitutionnel qu'est le droit de grève, le président Sarkozy et son gouvernement se sont montrés particulièrement agressifs vis-à-vis des grévistes les accusants de "prendre en otage" les vacanciers (certains agents ne pouvant même pas se payer des vacances...) pour mettre à disposition des aéroports des policiers afin de casser la grève. La majorité UMP réclamant par ailleurs la mise en place du service minimum.

 

Pour Sarkozy et la droite un bon salarié est un salarié qui broie du noir et qui ferme sa gueule le droit de grève se limitant pour eux à celui de pisser dans un violon!

 

 "Compétitivité", bas salaires et TVA sociale

 

La défense de la compétitivité est un prétexte auquel a fréquemment recours le patronat ou la droite lorsqu'il s'agit de justifier de plans sociaux, de modérer les salaires ou encore de revenir sur les 35h (que ça soit légalement ou dans les entreprises). TVA sociale, "coût du travail", temps de travail, la droite est à la manoeuvre pour enfumer les esprits. Le sommet social du 18 janvier confirme ces orientations.

 

sommet social TVA social compétitivité coût du travail chômage partiel crise formation exonération   Grève Fralib plan social victoire salariés

 

Depuis son élection, Sarkozy gèle le SMIC et cautionne la politique d'écrasement des grilles salariales que pratique le patronat dans une période où les prix sont en hausse : loyers en pleine explosion, électricité, gaz - hausse cumulée de 20% sur 1 an en 2011! - train, poste...(ces services publics étant progréssivement privatisés-libéralisés).

 

Alors que les salariés paient au prix fort cette politique d'attaques sociales, la majorité Sarkozy-UMP en veut toujours davantage et ne cesse de réclamer l'instauration d'une TVA sociale, rebaptisée par la suite "TVA anti-délocalisation" qui transférerait alors vers les consommateurs - et plus particulièrement sur les classes populaires le coût de la protection sociale (assurance maladie, retraite, allocation familiale).

 

Jean Moulin programme conseil national résistance  conseil national résistance programme fascisme acquis sociaux sécurité sociale Sarkozy casse sociale

 

La Sécurité Sociale est un acquis du programme du Programme du Conseil National de la Résistance. Les cotisations salariales et patronales représentent du salaire différé mis en commun pour financer l'assurance  maladie, les retraites et les prestations familiales selon un système de protection social public et solidaire.

 

Offrir de nouvelles exonérations de cotisations patronales (aucun cadeau pour les salariés bien entendu) c'est voler aux salariés ce salaire différé et c'est leur fait payer de leur propre poche le coût de leur assurance maladie ou leur retraite.

 

Au final, c'est démolir encore davantage ces acquis sociaux, déjà mis à mal par plusieurs décennies de politiques d'exonérations des "charges patronales" qui n'ont d'ailleurs jamais fait leur preuve et qui ont creusé le déficit de la Sécurité Sociale...

 

"Compétitivité" suppose compétition et concurrence. Or c'est au nom de la pensée libérale libre-échangiste qu'ont été mises en place des politiques de casse des barrières et des quotas douaniers qui ont mis en concurrence les travailleurs des différents continents nonobstant les écarts existants en termes de coût du travail.

 

A ecouter les tenants du tout-libéral, la "remise à niveau de notre compétitivité" justiferaient un abaissement du pouvoir d'achat des salariés et la casse des acquis sociaux (retraite, temps de travail, assurance maladie, salaires...) qui ont permis une amélioration du niveau de vie des salariés en Europe depuis la seconde moitié du XXème siècle.

 

Or, s'il fallait s'aligner sur le coût du travail des pays émergents (pour ne citer que la Chine ou le Bangladesh) et sur leurs normes sociales et environnementales, jusqu'où ira cette régression sociale qui renvoie le salariat aux conditions qui étaient les siennes au XIXème siècle (précarité, logements insalubres, paupérisation...) ?

 

Pour ne citer que le textile, la suppression en 2005 de l'accord multifibres (AMF), qui maintenait jusque là des quotas d'importation, a causé en France la destruction de plusieurs dizaines de milliers d'emploi dans cette branche.

 

L'exemple de Airbus installant une usine en Chine ou le développement de secteurs dits de haute-technologie dans les pays émergents invalident le dogme libéral selon lequel le sacrifice de certains secteurs (textile, sidérurgie...) représenterait une opportunité pour l'envol des secteurs dits "high-tech" - en supposant que ces derniers puissent compenser de l' hémoragie des premiers...


mondialisation démondialisation libre-échange délocalisation environnement pollution transport marchandise

 

Cette politique est aussi destructrice pour les pays qui avaient conquis des systèmes de protection sociale avancés (Europe occidentale, Amérique du Nord) que pour les pays dits "émergents" (Asie, Afrique et même d'Europe centrale) contraints de se soumettre au chantage du travail "low cost" sous peine de départ des emplois vers bassins de main d'oeuvre encore plus avantageux pour le patronat.

 

Un tel modèle est de surcroît absurde sur le plan environnemental puisqu'il nécessite le transport toujours croissant de marchandises manufacturées à l'autre bout du globe pour l'unique profit du patronat.

 

N'oublions pas non plus qu'à l'échelon national, la droite mène depuis 2002 une politique de démantèlement des garanties collectives conquises par les salariés. Ainsi la loi Fillon de 2004 autorise les dérogations défavorables aux salariés :

 

"Un accord d’entreprise peut déroger à un accord de branche qui peut déroger à un accord interprofessionnel qui peut déroger à une loi, dès lors que celle-ci le prévoit. Ce qui est acquis au plus haut niveau peut être rogné au niveau le plus bas, là où le rapport de forces syndical est plus faible. Confirmé par la loi Bertrand en 2008, cela permet par exemple, de faire travailler plus en gagnant moins en ne majorant plus les heures supplémentaires" (Gérard Filoche).

 

Une telle logique de moins-disant social crée non seulement un dumping social entre salariés d'une même branche mais autorise le démentellement au cas par cas des acquis sociaux reconnus par la loi! 

 

En réponse aux critiques, les tenants de la mondialisation libérale n'ont jamais su faire autre chose que de caricaturer de façon incantatoire et grossière leurs adversaires, comme si la la réintroduction de barrières douanières compensatoires était synonyme de "fermeture des frontières", les mêmes étant souvent des partisans acharnés de restreindre la liberté de circulation des personnes.

 

Et surtout : "entraver un peu la circulation des conteneurs et des capitaux n’interdit nullement de promouvoir la plus grande circulation des œuvres, des étudiants, des artistes, des chercheurs, des touristes, comme si la circulation marchande était devenue la jauge exclusive du degré d’ouverture des nations !" (Fréderic Lordon, la Démondialisation et ses ennemis, Le Monde Diplomatique, août 2011).

 

Le protectionnisme ne doit plus être tabou, les expériences existent et fonctionnent : un fabriquant de téléphone était ainsi contraint grâce aux quotas instaurés par le Mercosour (accord économique entre pays d'Amérique Latine) de relocaliser une usine de téléphone de la Chine vers l'Argentine .

 

mondialisation commerce développement endogène

 

 


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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 17:19

Lagarde rigueur austérité crise récession  Alain Minc sacs de sable rigueur austérité

 

Rigueur et récession

 

Alors Ministre des Finances, Christine Lagarde avait inventé le terme de "rilance", contraction des termes relance et rigueur, comme si les politiques d'austérité étaient susceptibles de générer une croissance économique. La voie de l'austérité avait été tracée dès 2010 par le brillantissime économiste Alain Minc suggérant de "percer les sacs de sables" - entendre acquis sociaux et services publics - pesant sur l'Europe...

 

Les plans d'austérité ont montré en Grèce, au Portugal ou Irlande non seulement leur inefficacité à réduire la dette mais plus encore leur brutalité voire leur monstruosité tout particulièrement en Grèce notamment de par leurs conséquences (paupérisation massive, santé, alimentation : le tableau dressé par ce témoignage est édifiant). Récemment encore projet de privatisation intégrale des hôpitaux slovaques.

 

Si le gouvernement Sarkozy-Fillon nie mettre en place des politiques d'austérité ou de rigueur, le contenu-même des mesures mises en place depuis plusieurs années en relèvent. La Réforme des retraites 2010, la RGPP, le gel du SMIC, les plans de rigueur successifs annoncés depuis l'été 2011 relèvent de la même logique : faire supporter aux salariés le coût exorbitant du service de la dette (50 milliard d'euro) versé chaque mois aux banques.

 

Il est de bon ton de dénoncer une dépense publique mensongèrement présentée comme mirobolante ; la comparaison entre le montant de la dette française (1 591 milliards d'euros)  et celui des intérêts cumulés (1 408 milliards d'euros) est éclairante. 

 


 
 

 

La dette fabrique de la dette et ce sont  en réalité les taux d'intérêts pratiqués par les banques qui étranglent les comptes publics dans un contexte où la puissance publique se voit interdire de battre monnaie (article 123 du Traité de Lisonne) et de cadeaux fiscaux massifs (au moins 100 milliards d'euros annuellement) octroyés par la droite aux entreprises.

 

Loin de remettre en cause ces politiques d'austérité, il n'est aujourd'hui question que de "discipline disciplinaire" - un euphémisme pour désigner les politiques de régression sociale imposées de façon autoritaire. Dans l'Europe voulue par Sarkozy-Merkel et la finance (cf. nouveau traité en projet), les parlements souverains, élus, se verraient fliqués par des instances supranationales opaques et non élues. Gare à celui qui ne respecterait pas l'équilibre et qui se verrait infliger alors des sanctions disciplinaires... Désormaison, on ne parle plus de plafonner le déficit admissible à 3% mais 0,5% du PIB.

 

L'évaluation des enseignants à la sauce Sarkozy-Chatel...

 

Luc Chatel double notation évaluation suppression postes enseignants        Sarkozy manager

 

100 000 postes ont été supprimés dans l'éducation nationale depuis 2003 (dont environ 70 000 sous le quinquennat Sarkozy) C'est une véritable hémorragie qui a abouti à une désorganisation catastrophique de l'éducation nationale (professeurs non remplacés, horaires non assurés, suppressions de classes...)

 

Face à l'ampleur du malaise enseignant, le candidat Hollande faisait machine arrière en septembre 2010 : après avoir annoncé au printemps 2011 qu'il ne reviendrait pas sur les suppressions de postes de Sarkozy, il promettait la création de 60 000 postes.

 

Mais peu de temps après les primaires citoyennes, il envoyait alors ses deux technocrates de service Messieurs Sapin et Moscovici expliquer que ces création de poste seraient financées grâce à des suppressions dans d'autres services publics (et où donc? Hôpitaux? Justice? Police?).

 

Mettre en porte-à-faux les personnels de ces différentes administration n'est certainement pas la meilleure façon de défendre les légitimes créations de postes après 5 voire 10 années de coupes drastiques dans les effectifs de la fonction publique.

 

Hollande Moscovici postes enseignants  Sapin

 

L'offensive contre l'école publique vise également son organisation même. Ainsi, le récent projet de décret de Chatel prévoie la fin du principe de double-évaluation : jusqu'à présent les enseignants étaient évalués à la fois par le chef d'établissement et le corps des inspecteurs (partageant la même discipline) ; désormais le chef d'établissement deviendrait le quasi unique évaluateur.

 

Sous couvert d'autonomie, ce texte cache mal une logique managériale déjà mise en oeuvre dans les universités (loi LRU) .

 

 Retour sur l'accord PS-EELV

 

Les médias ont largement insisté sur volet nucléaire de l'accord PS-EELV (semblant avoir été négocié à l'insu d'Eva Joly) éludant les autres aspects non sans importance : maintient de la Vème république, flou sur la réforme des retraites, rigueur au menu du programme Hollande...

 

  nucléaire réacteur fermeture EPR déchets radioactifs Fukoshima    Duflot Bové Eva Joly accord PS EELV

 

La question du nucléaire mérite toutefois que l'on s'y attarde tant l'intox médiatique a battu son plein.

 

Présenté comme un accord très favorable aux écologistes, établi sur fond de négociation de circonscriptions... Qu'en est-il réellement?

 

 L'accord prévoie la "fermeture progressive de 24 réacteurs". Or en 2025, il y aura plus de 24 réacteurs de plus de 30 ans - fermetures donc prévisibles compte-tenu de leur ancienneté (ils auront alors entre 43 et 48 ans alors qu'ils avaient été conçus pour durer 30 ans...). Au fond, EELV s'est aligné sur la position minimaliste de François Hollande refusant toute sortie du nucléaire.

 

Doit-on remplacer ces réacteurs par de nouveaux, de type EPR - ce à quoi travaillent actuellement EDF et AREVA ? Ou bien saisir cette opportunité pour développer des sources d'énergies alternatives? Un tel dilemme mérite mieux que des négociations électorales ; le Front de Gauche réclame un référendum qui ferait suite à un débat public, transparent,  et démocratique.

 

Or tous les efforts sont actuellement déployés pour enfumer l'opinion et faire croire qu'il n'y aurait pas d'alternative au nucléaire, sauf à "retourner à la bougie" ou exploser le recours aux énergies fossiles carbonées...Le véritable retour au moyen-âgeux réside dans l'emploi de procédés incantatoires et mensongers parfois dignes de procès en sorcellerie...


Coût global sous-estimé (cf. démantèlement des centrales),énergie reposant sur la fission nucléaire dont la réaction en chaîne n'est pas maîtrisée à 100% notamment en cas d'emballement, menaces sur la sécurité (que révellent la récente opération de Greenpeace) aggravées par la la libéralisation-privatisation du secteur (Fukoshima) , déchets radioactifs sur plusieurs dizaines de milliers d'années dont on ne sait que faire... Les données réelles du problème sont rarement exposées de façon transparente auprès du grand public.

 

Le scénarion negaWatt (de l'association qui en porte le nom) montre qu'il est au contraire possible de sortir du nucléaire d'ici 22 ans en s'attaquant notamment à la rénovation énergétique du parc de logement, d'abord ancien puis récent (soit 750 000 logements au total) tout en développant des sources de chaleur plus efficaces de par leur rendement énergétique et renouvellables : bois, géothermie, solaire, gaz renouvellable. Le bâtiment représentant 60% de la consommation de énergétique.

 

                  scénario tendanciel                                                 "scénario négaWatt"

 

Negawatt sortie nucléaire alternatives


 

 

Lorsque l'enfummage bat son plein, la deconstruction des arguments de l'adversaire est une nécéssité première et cela vaut pour le nucléaire comme pour la dette. Soutenons les collectifs locaux revandiquant un audit citoyen sur la dette! Il est urgent d'inverser la vapeur ; la gravité des attaques sociales en France et ailleurs en Europe ne saurait attendre mai 2012!

 

dette origine audit citoyen pétition spéculation banque finance pillage

 

 

 


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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 17:54

Merkel dette Allemagne orthodoxie sanctions disciplinaires  Modèle Allemang idées reçues grève espérance de vie baisse

 

extention de la "crise de la dette"...

 

La "crise de la dette" s'étend : après la Grèce, l'Irlande, le Portugal, l'Espagne et l'Italie, la France et l'Allemagne sont également victimes de la spéculation financière, les traités de Maastricht et de Lisbonne interdisant aux états de se financer auprès des banques centrales pour en arriver à ce que le montant des intérêts cumulés soit semblement égal au montant de la dette...

 

L'échec du gouvernement allemand espérant lever 6 milliard d'euros pour en obtenir que la moitié contredit le mythe du modèle allemand que n'ont cessé de ressasser Sarkozy, Fillon et de nombreux commentateurs médiatiques.

 

Alors que la chancelière Merkel s'est montrée particulièrement inflexible sur le statut de la BCE, défendant le dogme néolibéral qui interdit aux états de se financer auprès de la BCE et des banques centrales, celle-ci s'autorisait un emprunt auprès de la Bundesbank... 

 

Dans un contexte de régression sociale et de récession économique que Sarkozy-Merkel (alias Merkozy) imposent à l'Europe toute entière, de tels passe-droits peuvent légitimement choquer. La presse allemande a été particulièrement virulente pour ne pas dire ordurière envers la Grèce et d'autres nations auxquelles la finance a donné le sobriquet xénophobe et paternaliste de "pigs".

 

Arnaud Montebourg Merkel Bismarck dette rigueur austérité Sarkozy  ?    comparaison Merkel Bismarck pertinence  

 

Ainsi, Arnaud Montebourg dressait un parallèle entre Merkel et Bismark, Jean Marie Le Guen entre Sarkozy et Daladier. La comparaison est cependant inexacte dans la mesure où Sarkozy collabore pleinement avec le diktat de rigueur imposé par le monde de la finance. Sarkozy et Fillon ont parfaitement su exploiter la "crise de la dette" grecque pour justifier leur réforme des retraites et l'imposer à d'autres nations (Italie, Espagne, Grèce... et Allemagne).

 

Il y a une convergence d'intérêt entre les oligarchies financières des différents pays européens. Par ailleurs, les salariés et la population allemande souffrent eux aussi de leur prétendu modèle social en réalité fondé sur la régression sociale. Il faut opposer à ces plans de rigueurs imposés par l'UE et la BCE la solidarité entre travailleurs européens qui pourrait se traduire par des actions communes (grèves européennes?), condition nécessaire pour un rééquilibrage des relations entre nations plutôt que de laisser dégénérer la situation en un pugilat chauvin.

 

En France, les connivences entre politiques et décideurs financiers et patronaux vont également bon train... L'austérité n'est qu'un moyen de voler les salariés leurs acquis sociaux et redistribuer toujours plus à la finance ( Papandréou se plie au Diktat Sarkozy-Merkel : les Grecs n'auront pas droit à se prononcer par référendum! Occupons la Défense!).

 

attaques contre les assurés sociaux

 

Xavier Betrang assurance maladie déremboursements attaques droits assurés sociaux  assurance maladie sécurité sociale acquis social attaque remise en cause

 

Si le gouvernement Sarkozy-Fillon semble avoir fait machine arrière sur l'instauration d'une journée de carence supplémentaire, le principe est néanmoins maintenu chez les agents du public. Ce gouvernement et son parti godillot, l'UMP, multiplient les idées foireuses pour faire payer aux salariés l'enrichissement de la finance et du patronat : très récemment abaissement du plafond des indemnités arrêt-maladie à 1200 € par mois au lieu de 1470 € mensuel.

 

Cadeaux au patronat et aux contribuables les plus riches, culpabilisation des salariés gagnant plus de 2500 € brut (sans aucune prise en compte du nombre de personnes à charge), ce gouvernement ne cesse de tirer le salariat vers le bas.

 

Ces mesures s'additionnent aux précédentes (déremboursements de l'assurance maladie, hausses de TVA, gel du barème de l'impôt sur le revenu, RGPP c'est-à-dire casse de la fonction publique, réforme des retraites cru 2010...) chaque mois le gouvernement et l'UMP en rajoutent une couche!

 

Sans attendre mai 2012, il est primordial de construire un rapport de force dans la rue et dans les urnes pour mettre fin à cette offensive de casse sociale et reconquérir ce qui nous a été volé!

 

manifestation cgt cômeurs décembre 2011     Front de Gauche rassemblement bourse


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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 20:45

Berlusconi démission caïman dette rigueur    Sarkozy Juppé Betrand austérité diktat europe

 

La finance a eu la peau du Caïman

 

Quelques jours après Papandréou (9 novembre), Berluconi donnait également sa démission (12 novembre). La foule fêtant à Rome le départ du Caïman pouvait rappeler l'atmosphère des révolutions arabes...    

 

La démission de Berlusconi fait suite au vote par le parlement italien de nouvelles mesures de rigueur : recul de l'âge de la retraite, privatisations, licenciements facilités... Ce sont les marchés financiers et l'axe de fer Sarkozy-Merkel qui auront eu raison de Berlusconi et non le peuple et les juges. Les circonstances de son départ rappellent curieusement celles de Papandréou et témoignent de l'instauration d'une mise sous tutelle de la vie publique des nations européennes par la finance.

 

Le nouveau gouvernement de Mario Monti sera un gouvernement de régression sociale : pression fiscale accrue sur les consommateurs et cadeaux aux entreprises, bornes d'âge de la retraite repoussées (62/67 voire 70 ans - la France est désormais devenue un modèle de régression...), libéralisation et privatisation notamment des services publics locaux (malgré le dernier référendum contre la privatisation de l'eau), flexibilité accrue pour les CDI (sous couvert de réduire les inégalités entre CDI et CDD).

 

Comme la Grèce, l'Italie est prise à la gorge par les marchés financiers qui spéculent sur ses taux d'intérêt. Les médias dominants aiment imputer la dette à la dépense publique. Le développement de la dette publique italienne doit avant tout son origine à l'évasion fiscale des revenus du capital dans un contexte (Traité de Maastricht notamment) où le marché de la dette est devenue une juteuse affaire pour les spéculateurs et la finance.

 

Cadeaux et évasion fiscale profitant aux oligarchies économiques, mise à mal des politiques monétaires publiques, spéculation de la finance sur la dette : les causes se ressemblent en Grèce, Italie ou en France... (Papandréou se plie au Diktat Sarkozy-Merkel : les Grecs n'auront pas droit à se prononcer par référendum! Occupons la Défense!)

 

Avec Sarkozy, les malades ont toujours tort... 

 

"Quelqu'un qui est en arrêt maladie, il faut qu'il se rende compte" (Laurent Wauquiez)

 

Laurent Wauquiez droite populaire populiste démagogue

 

C'est au nom de la "responsabilisation" et de la justice sociale que la droite justifie ce nouveau coup dur porté aux malades et aux assurés sociaux à savoir l'instauration d'une journée de carence supplémentaire avant l'indemnisation des arrêts maladie.

 

Le délai de carence sera ainsi porté à 4 jours pour les salariés du privé et à 1 jour dans le public (vote de la loi). Or, un pourcentage non négligeable de salariés (1/3) ne bénéficient pas "d'accords de prévoyance" et paieront au prix fort la facture Sarkozy-Fillon. Quant aux fonctionnaires, ils seront privés de toute prise en charge durant ce délai de carence puisque l'état est aussi leur employeur... 

 

Après les déremboursements tous azimuts, le retrait de l'hypertension sévère des ALD( Sarkozy fait payer les malades et envisage une hausse de la TVA - Chômage : record battu! Un sommet européen pour du vent ! ), cette punition collective infligée au public et au privé consiste à diminuer toujours davantage les prestations couvertes par la Sécurité Sociale (grand acquis du Conseil National de la Résistance) et donc à privatiser le "reste à charge" en pleine explosion ces dernières années.    
Le plan de rigueur tape aussi sur le contribuables modestes : hausses de TVA, gel du barème de l'impôt sur le revenu (donc augmentation du montant acquitté pour un salarié qui aurait été augmenté au niveau de l'inflation)...

 

Les syndicat promettent une riposte ; le cadre proposé sera-t-il aussi minimaliste que la journée d'action sans grève qui s'est tenue en octobre... De nombreux salariés semblent aujourd'hui démoralisés face à un gouvernement obtus qui passe en force sur tout et font reposer leurs espoirs sur une victoire de la gauche en 2012.

 

de la campagne présidentielle et des capitulations avant l'heure...

 

Le silence de François Hollande face à l'instauration de cette journée de carence supplémentaires et son parti pris pour les politiques de rigueur ouvre un boulevard à Sarkozy pour renouveler ce type d'attaques.

 

La semaine précédente a grandement été occupée par les négociation entre le PS et EELV qui ne concernaient d'ailleurs pas que le nucléaire : abandon de toute référence à VIème république et de l'abrogation de la réforme des retraite de 2010, alignement sur l'objectif défendu par Hollande de réduction de la part du nucléaire (et non plus sortie) ou sur le retour à l'équilibre budgétaire pour 2017...  Candidat Hollande, attention rigueur!

 

Duflot Bové Eva Joly accord PS EELV

 

Ces questions sont trop importantes pour être laissées aux tractations entre appareils. Il existe des scénarios crédibles (isolation des logements privé, développement de sources d'énergie diversifiées telle que la géothermie...) pour sortir du nucléaire et de surcroît créateurs d'emplois quoiqu'en dise le lobby nucléocrate. La sortie ou non du nucléaire doit être soumise à référendum. Cette capitulation politique d'EELV avant même le premier tour est incompréhensible et révoltante car elle contribue à verrouiller le champ des possibles en 2012

 

François Hollande Proglio EDF EPR négociations PS EELV

François Hollande et Henri Proglio (PDG d'EDF)

 

Une fois de plus la méthode Hollande laisse la part belle aux pressions des oligarchies. Il y a, enfin, une certaine inclinaison chez ce candidat à faire taire tout débat et toute critique à gauche pour soi-disant ne pas faire le jeu de Sarkozy.

 

Sur la dette et la rigueur ou sur le nucléaire, c'est bien François Hollande et son équipe qui portent la responsabilité des orientations défendues. La gauche se mettra en difficulté si son projet n'est pas à la hauteur de ce que l'on pourrait légitiment espérer après tant d'années de casse sociale et environnementale !

 

 Méduse blog halte à la casse sociale

 

Une pensée pour le mouvement portugais "génération aux abois" (Geração à rasca) qui a précédé le mouvement des Indignés en Espagne...

 

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 13:13

 

 

  Sarkozy Merkel Papandréou référendum rigueur Grèce dette diktat   grece referendum zone euro

 

Mise en place d'une Europe austéritaire

 

Il a fallu moins d’une semaine pour que le sommet européen qui avait soit-disant « sauvé l’euro »  ne fasse pschiiicht  (Sarkozy fait payer les malades et envisage une hausse de la TVA - Chômage : record battu! Un sommet européen pour du vent !)

 

Il a malheureusement fallu encore moins de temps pour que Papandréou se plie au diktat de Sarkozy et Merkel, alias Merkozy, le sommant d’annuler son projet de soumettre par référendum ce dernier accord européen condamnant la population grecque à 10 années de rigueur.

 

Son acceptation a fait l’objet d’un chantage, la Grèce étant menacée de devoir quitter la zone euro voire l’union européenne en cas de victoire du NON.

 

Grèce euro UE diktat Troïka

 

Merkel, Sarkozy (et son parti godillot, l’UMP) se sont déchaînés contre cette initiative jugée irresponsable, niant sans aucune pudeur le droit du peuple grec à se prononcer quant à la poursuite de politiques destructrices, brutales et inutiles tant sur le plan économique que social.

 

Si François Hollande a estimé que Papandréou "était dans son droit", on ne pouvait faire déclaration plus alambiquée ; ce dernier assimilant refus de cet accord et sortie de l’euro donc cautionnant au final ce chantage.

 

Une fois de plus, les médias dominants ont raconté le conte de fée d'un plan généreux et novateur que Sarkozy aurait d'un exploit arraché à l'inflexible Merkel. Selon cette même logique mensongère, la Grèce, ingrate, refuserait les quelques contreparties budgétaires demandées...

 

Il s'agit en fait de pérenniser des politiques imposées de façon autoritaire par la Troïka (UE/BCE/FMI). Ces 7 plans d'austérité ont fait couler l'économie de la Grèce ( Grèce : le pillage doit cesser ! Annulation de la dette publique! en imposant à la population des sacrifices démentiels.

 

En Grèce, ces politiques n’ont  jamais remis en cause les avantages fiscaux de certaines castes (clergé, armateurs) et dépenses militaires faramineuses faisant le profit des marchands d'armes français et allemand.

 

C’est donc une véritable dictature des marchés financiers qui est en train de s’abattre sur l’Europe toute entière ; Merkel et Sarkozy se chargeant de faire régner cette nouvelle terreur.  La Grèce est ainsi prise en otage pour effrayer d'autres peuples (Italie, Espagne, Portugal, Irlande et même France) afin d'imposer de sévères plans de régression sociale (recul de l’âge légal de la retraite par exemple - aujourd'hui Fillon promettant un budget de casse sociale comme jamais vu depuis 1945...)

 

Grève retraite 2010 raffinerie                 François Fillin régression sociale rigueur austérité retraite

 

Un tel référendum aurait du se tenir bien avant puisque Papandréou n'avait pas gagné les élections de 2009 pour mener une telle politique. Cette annonce est avant tout le fruit de la pression gradissante de la rue et des grèves (ou peut-être s'agit-il d'une manœuvre politicienne prise au mot par les marchés financiers).

 

Désormais, le premier ministre de la Grèce ne pourra plus rien annoncer publiquement sans téléphoner en préalable à Sarkozy et Merkel. Cette tyrannie qui ne vise que l’enrichissement d'une oligarchie financière est insupportable.  Comment faire pour y résister ?

 

Déconstruire les mythes libéraux et résister

 

Tout d’abord tordre le coup à cette idée simpliste et mensongère, digne d'un pilier de bar, qui est constamment  matraquée par les médias:  « les caisses seraient vides ».

 

LES-CAISSES-SONT-VIDES Sarkozy rigueur dette austérité dépense publique

 

Non les caisses ne sont pas vides. En France, par exemple, elles sont siphonnées chaque année d'une centaine de milliards d'euros grâce aux cadeaux fiscaux et exonérations de cotisations accordés notamment aux grande entreprises telles que Total ou Videndi, le bouclier fiscal représentant par ailleurs plusieurs centaines d'euros de perte chaque année.

 

Il faut également mettre fin à cette politique crétiniste de « rigueur » ou « austérité » (dont François Bayrou a été le chantre) consistant à tailler dans les dépenses publiques pour prétendre revenir vers un équilibre budgétaire.

 

La relance de l'économie nécéssite au contraire un déficit public, c'est-à-dire des investissements d'intérêt collectif notamment dans les domaines suivants : isolation des logements, construction massive de logements sociaux pour casser la spéculation foncière re-developpement du rail, du fret et de moyens de transports alternatifs à la route, recherche dans de nouvelles sources d'énergies renouvelables...

 

Les coupes budgétaires dépriment la demande et aggravent la situation économique (chômage, paupérisation, précarité…) et donc tarissent les recettes pour aggraver le déficit. Il faut sortir de ce cercle vicieux! 

 

Enfin, la loi Pompidou-Giscard (1973),  retranscrite dans les Traités de Mastricht et Lisbonne, porte une lourde responsabilité dans l’émergence puis l’aggravation de l’endettement public puisqu'elle contraint les états à se financer auprès des marchés financiers privés. Dans un contexte ultralibéral mis sur pied par les directives européennes, les spéculateurs ont loisir à étrangler les états.

 

loi Pompidou Giscard banque centrale dette publique origine                            LISBONNE.jpg

 

Cette dette se régénère d’elle-même  puisqu’elle représente en France chaque année une ponction d’environ 50 milliards d’euros, le paiement des intérêts conduisant les Etats à rembourser plusieurs fois la dette.  

Aussi, comment oublier le coût des généreux plans de sauvetage des banques opérés à partir de 2008 et qui ont permis à ces dernières de s’enrichir sur le dos des contribuables.

 

La rigueur fait payer aux salariés et contribuables modestes le prix de l'enrichissement de la finance, le tout dans un contexte insoutenable de mise sous tutelle de notre vie publique.

 

occupy wall street indignés                              

 

La révolte monte en Espagne, en Grèce, dans les pays arabes, en Inde, aux Etats-Unis et en Angleterre. Certes le mouvement des indignés français reste aujourd’hui bourgeonnant quoiqu’en phase ascendante ; mais la répression déployée à son encontre devrait au contraire nous inciter à le soutenir. Il est incompréhensible que les centrales syndicales se soient bornées en octobre à une simple journée d’action sans grève…   

 

occupons la defense indignés 

 

Le mouvement des Indignés à tout intérêt à faire la jonction avec le mouvement social tout en essaimant ses idéaux de démocratie réelle et sociale.

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 10:30

Sarkozy Junker Berlusconi Papandreou sommet européen  

 

Rigueur et déremboursements au menu

 

Une nouvelle fois, le gouvernement Sarkozy-Fillon montre qu’il a déjà engagé la France dans une politique de rigueur, laquelle fait payer notamment aux malades l’addition de la spéculation financière sur la dette : baisse des indemnités journalières en cas d’arrêt-maladie, hausse de la taxation des complémentaires santé, déremboursements multiples (vignette bleue, vignette orange...), hypertension artérielle sévère retirée des ALD (Affection de Longue Durée) ; et pourquoi pas bientôt le diabète de type 2 ???

 

Xavier Betrand hypocrite assurance maladie santé déroumboursements attaques droits assurés sociaux

 

La promesse du Ministre de la Santé Xavier Betrand proclamant sous une voix douce voix et mielleuse 2011 « année des patients et de leurs droits » n’aura été qu’enfumage...

 

Afin de tout mettre en oeuvre, pour défendre le AAA, « trésor national », le gouvernement envisagerait un réhaussement de la TVA.

 

S’agit-il d’une bombe à 6 mois de la présidentielle ? Sarkozy semble prêt à endosser l’habit du père la rigueur donneur de leçons à la manière du Professeur Giscard. Le PS lui ouvre un boulevard en s’alignant derrière l’objectif de conserver à tout prix la note AAA. Rappelons que le candidat Hollande a n’a eu de cesse ces derniers mois de réclamer une politique de rigueur et de déflation en France  ( Candidat Hollande, attention rigueur!).

 

Chômage : record battu!


Alors que l’actualité a été dominée par ce sommet européen qui « aurait sauvé l’euro », le chômage a battu des records sans que les médias et la presse ne s’en émeuvent de trop. Soit une hausse de 1% (26 000 demandeurs d’emplois supplémentaires) pour désormais s’élever à 2,7 millions ou 4,5 si l’on compte également les chômeurs ayant exercé une activité réduite.

 

hausse chômage record

 

Un sommet Européen pour rien

 

Venons-en à ce sommet présenté quasi-unanimement par les médias et la presse comme celui de la dernière chance... Certains n’ont pas hésité à y voir le retour de Keynes ! D’autres n’hésitent pas à dramatiser sur la thématique du fédéralisme ou la mort!

 

Keynes n’a jamais prôné des coupes massives dans les budgets publics pour relancer l'économie, ni même d'interdire aux Etats d’emprunter directement auprès des banques centrales (dogme défendu par l'UE et notamment l'Allemagne).

 

Par ailleurs, ce que l’UE est actuellement en train de mettre en place en Grèce ou ailleurs n’a strictement rien à voir avec un fédéralisme démocratique mais relève d’une mise sous tutelle de la vie publique des nations souveraines par des institutions (BCE, commission européenne, FMI) qui ne sont responsables que devant elles-même si ce n’est devant les intérêts de ce capitalisme financier, grand vaincueur de notre appauvrissement.

 

Le dernier billet paru sur le blog du député européen Jean Luc Mélenchon illustre bien l’enfummage et l’opacité qui ont entouré la publication des conclusions de ce sommet.

 

Ce sommet prend acte (très tardivement) du fait que la Grèce ne pourra pas rembourser sa dette dans les conditions exigées par ses créanciers (link). La décote de 50%  des titres de la dette grecque ne réduirait son montant que de 29%. 

 

Aussi, si l’on examine les prévisions du FMI concernant l’évolution des dettes publiques, on voit bien l'impasse où mènent ces politiques de rigueur, la dettes souverraines ne cessant d'augmenter. 

 

endettement publique europe austérité rigueur efficacité

 

Le véritable instrument pour casser la spéculation c’est-à-dire la levée de l’interdiction faite aux Etats d’emprunter auprès des banques centrales est refusée dogmatiquement (le FESF ne pourra non plus se refinancer auprès de la BCE, ses fonds seront donc limités...)

 

Et pourtant les politiques de casse sociale en Grèce, au Portugal, en Espagne, en France et ailleurs continuent. A quoi bon tant de sacrifices pour des résultats au final si médiocres voire catastrophiques ? Ces politiques ont déjà montré qu’elles ne servaient à rien, si ce n’est conduire à une dégradation sans précédente des conditions de vie en Europe ( Mise en scène sordide de la mort de Kadhafi - la grève générale grecque relayée au second plan - "le peuple surveille les agences de notation" ).

 

Je conclus ce billet en diffusant le clip de la dernière chanson transmis par Gorka Cruz, lecteur de ce blog.

 

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 20:43

Grèce grève générale austérité rigueur  mort Kadhafi tunnel circonstances crime de guerre

 

une mise en scène scabreuse de la mort de Kadhafi

 

Durant la fin de la semaine dernière, la mort de Kadhafi a occupé l'essentiel de l'espace médiatique.

On commence à s'habituer à ces mises en scènes sordides et scabreuses censées célébrer la fin des dictateurs. 

 

Cette mort empêche tout procès. Aussi, les conditions de sa mort semblent controversées : Kadhafi a-t-il été pourchassé dans une conduite d'égout ou exécuté sommairement alors que son convoi avait été stopé (linklink )?

 

Alain Juppé Lybie

 

En faisant part de son "réjouissement", Juppé outrepasse son rôle de Ministre des Affaires Etrangère pour se faire le porte-parole de pratiques sales et répugnantes dont la médiatisation voyeuriste bafoue la convention de Genève.

Aussi, cette mort (ce meurtre?) ne règle pas la question :

- du devenir de la Libye comme démocratie respecteuse des Droits de l'Homme après plusieurs décennies d'autocratie féroce,

- du morcellement du pays en entités "tribales",

- et des conditions auxquelles la France a apporté son aide militaire aux CNT (acord secret concernant la fourniture de pétrole ) et donc l'indépendance réelle de la Lybie de demain...

 

Aussi, un procès de Kadhafi aurait été risqué pour certains qui n'ont pas lésiné à copiner avec l'ancien dictateur…

Sarkozy Kadhafi aide complicité

 

de la grève générale en Grèce...

 

Dans une telle actualité, la grève générale grecque de 48h (mercredi 19 octobre et jeudi 20 octobre), soit la 5ème depuis début 2011 a été relayée au second plan par les médias. Cette grève proteste contre les mesures d'austérité des différents plans successifs dictés par la Troïka UE/BCE/FMI qui ont montré tant leur brutalité que leur inefficacité.

 

Au lendemain du second jour de grève, le Parlement grec votait de nouvelles mesures de liquidation des acquis sociaux : suspension de l'application des conventions collectives, augmentation des impôts sur les particuliers et mise au chômage partiel de 30 000 salarié du public, ces mesures s'additionnant aux privatisations, suppressions d'emploi dans le secteur public, amputation des retraites complémentaires du 7ème plan de rigueur.

 

 athènes grève manifestation parlement grèce rigueur violences austérité

Au cours d'affrontements particulièrement violents autour du Parlement, notamment le jeudi 20 octobre, un homme perdait la vie. Cette mort n'aura pu eu droit à autant de retentissements médiatiques que celle de Kadhafi. Qu'importe le parlement grec a voté la loi, montrant son peu de respect vis-à-vis de son propre peuple et sa soumission la plus totale envers la finance et la Troïka!

 

Les syndicats grecs ont voulu faire de cette grève de deux jours  "la mère de toute les grèves" en dépassant le cadre jusque-là observé de simples journées de grève de 24h. L'obstination de la Troïka et la servilité absolue du gouvernement de Papandreou et son ministre Venizelos exige un rapport de force à la juste mesure des enjeux. Salariés français, italiens, espagnols, portugais, irlandais, immigrés... nous avons tous intérêt à coordonner nos actions et grèves car nous sommes face à la même offensive anti-sociale planifiée par la Commission Européenne, la BCE et le FMI.

 

Le mot d'ordre "nous sommes tous des Grecs" doit être popularisé.

 

 

"AAA, nous ne sommes pas des andouillettes"

 

 Une action réalisée par le Front de Gauche qui mérite un grand bravo dans la mesure où elle renverse un rapport de force déséquilibré entre agences de notation et peuples européens, les premières comptant mettre sous surveillance les seconds.

 

 A cela il leur est répondu : "le peuple vous surveille".

 

Et si cette action symbolique sonnait le début d'un tournant en France et ailleurs (Etats-Unis, Angleterre...)?

La majorité des citoyens jusque-là fataliste et prostrée semble ne plus supporter cette nouvelle dictature insupportable exercée par la finance et ses sbires, ces derniers ne cessant de demander toujours davantage de sacrifices.

 

Et puisque les agences de notation dégradent de toute manière la note des Etats qui auraient appliqué leurs exigences de rigueur (Etats-Unis, Portugal, Espagne...), à quoi bon se plier à leur diktat?

 

Espérons que les chantres du AAA, "trésor national" finissent très bientôt aux poubelles de l'Histoire!

 

 Alain Minc rigueur austérité

 

 

 

 

 

 

 

 

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 20:49

Front de Gauche présidentielle législative 2012     Jean Luc Mélenchon candidat Front de Gauche Humain D'abord

 

Victoire de Hollande aux primaires, les raisons?

 

La tendance est très nette, Hollande semble l'emporter ce soir par 56%.

Cette victoire me semble celle d'un candidat qui n'a pas hésité à s'appuyer sur les médias et sur des sondages favorables pour rendre sa victoire incontournable.

 

Le "choix personnel" de Montebourg a également envoyé un signal fort en faveur de Hollande accréditant l'idée matraquée par les médias selon laquelle Hollande "rassemblait mieux" alors que les différences étaient présumées être inexistantes. Soutenue par aucun autre candidat Aubry a cependant réussi à rassembler 43% des votants (contre 31% au premier tour) dans une participation en hausse.

 

Il faut néanmoins reconnaître des erreurs lourdes commises par l'équipe Aubry  :

 

-un début de campagne trop tardif : juin 2011 (alors que Hollande ratissait déjà le terrain depuis plusieurs mois - voire années),

 

- un brouillage du message défendu, lorsque Aubry a suivi Hollande sur le terrain de la rigueur au cours de l'été 2011 (ramener les déficit à 3% dès 2013 et non plus 2014),

 

- juger la proposition d'Hollande de créer 60 000 postes d'enseignants trop coûteuse, ce n'était pas la meilleur façon de rallier les enseignants et parents d'élèves à sa candidature...   Rétablissement des postes d'enseignants supprimés par Sarkozy - suite

 

- Aubry s'est peu (voire pas du tout) exprimée sur les politiques de destruction sociale massive imposées par DSK à la Grèce, Portugal, Irlande, Roumanie... Certes, Hollande n'a pas fait mieux en la matière, mais il devenait difficile dans ce convaincre de nombreux électeurs de gauche qu'elle représentait une réelle alternative à la rigueur.

 

J'ai fait le choix d'appeler au premier tour à voter Montebourg ou Aubry, au second tour pour Aubry - non pas que je soutenais le programme du parti socialiste mais pour des raisons tactiques :

 

- Le positionnement de Hollande durant le premier semestre 2011 (temps de travail, règle d'or, gel des effectifs dans la fonction public, Vème république, nucléaire...) sonnait comme un nouvelle droitisation du parti socialiste qui s'était déjà doté d'un projet en net retrait par rapport au précédent (celui de 2006) Candidat Hollande, attention rigueur! .

 

- La méthode employée par Hollande : s'appuyer l'appareil de domination idéologique des classes dominantes à savoir les médias et les instituts de sondage pour asseoir sa candidature a pour effet de renforcer le pouvoir de ces derniers en leur donnant le droit de décider à notre place de qui est le mieux placé pour représenter la gauche Hollande : hold-up à tous les étages! ).

 

Face à la droite, une positionnement clair et ferme s'impose et non une surenchère sur la rigueur. Si Hollande dit s'être aligné sur le programme du parti socialiste, cela le fragilise car il se contredit : postes d'enseignants, règle d'or, retraite ( Hollande double jeu! Votez Aubry au deuxième tour des primaires! link). La droite ne se privera pas de le rappeler...

 

Seul le programme du Front de Gauche me paraît à la hauteur de la gravité de la crise et de la casse sociale à laquelle se livre la droite depuis maintenant dix années (casse sociale que Sarkozy a accentuée sous son quinquennat).

 

587px-Medusa by Carvaggio

 

et maintenant?

 

Je ne partage pas l'avis de Mélenchon selon lequel "s'en mêler" c'est affaiblir la "position idéologique" du Front de Gauche. Au contraire, le Front de Gauche se renforcerait si :

 

- possibilité était laissée aux sympathisants de pouvoir adhérer directement au Front de Gauche sans devoir choisir entre ses différentes composantes (PC, PG, Gauche Unitaire, FASE...),

- le choix du candidat avait été soumis au vote de l'ensemble des sympathisants Front de Gauche à la manière de primaires (et non pas sur la base de discussions entre appareils...). Sur ce point nous avons fait figure de "parents pauvres" de la gauche.

 

Une candidature molle PS exige du Front de Gauche de passer à la vitesse supérieure ! Le résultat du 1er tour de la présidentielle n'est pas écrit à l'avance.


A titre personnel, je pense que le programme du Front de Gauche devrait avancer sur les points suivants :

 

- rétablissement des 37,5 annuités de cotisation pour tous (http://blogs.mediapart.fr/blog/pierre-khalfa/181011/retraites-la-capitulation-annoncee). 

 

- renationalisation des secteurs privatisés (France Telecom, EDF-GDF, Air France, La Poste...) et rétablissement du monopole public, seul moyen d'assurer une péréquation des activités.

 

- rétablissement des principes de démocratie sociale devant régir la sécurité sociale (CPAM, CAF et CNAV). La Sécurité Sociale est un acquis des salariés, ce n'est pas aux politicards de la gérer comme bon leur semble.

 

Ces revendications n'ont rien de suranné. La première a fait battre le coeur du mouvement social à de nombreuses reprises (1995, 2003, 2007 et même 2010!). Les deux dernières sont le fruit du programme national de la résistance. 

    grève décembre1995 plan juppé manifestation cheminots         programme conseil national résistance

 

L'histoire n'est pas à sens unique ! Reprenons ce qui nous a été volé!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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